lundi 23 janvier 2017

Fin janvier et début février, entretenez vos arbres fruitiers




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Comme le potager ne retient pas encore notre attention, on a le temps en ce moment de bien s'occuper des arbres et arbustes fruitiers.

Evidemment, choisissez des journées sans gel et vous pourrez :

  • ratisser les feuilles mortes sous les arbres s'il y en a beaucoup ou si elles ont des maladies. Laissez-en une fine couche et mettez le reste au compost si elles sont saines

  • ôter les fruits momifiés de l'arbre et jetez-les ou brûlez-les

  • gratter la mousse et le lichen des troncs à l'aide d'une brosse non métallique de type lave-pont pour éviter que des insectes parasites ou leurs larves y trouvent refuge

  • badigeonner les troncs et le départ des premières branches avec du blanc horticole ou avec un badigeon à base de cendre de bois, d'huile de colza et d'argile verte

  • éclaircir les pommiers et les poiriers trop touffus (l'air et la lumière doivent pouvoir bien circuler au centre)

  • couper les branches mortes ou cassées par le vent

  • tailler les groseilliers et cassissiers (à 3 ou 4 yeux, juste au dessus d'un bourgeon orienté vers l'extérieur)

  • faire des boutures avec les branches de cassissiers et groseilliers coupées.

  • apporter de l'engrais (sous forme de compost mûr ou de cendre de bois) au pied de vos fruitiers


(source image Pixabay)

samedi 21 janvier 2017

Lecture au coin du feu en attendant le dégel



Comme il gèle beaucoup en ce moment, il est difficile de continuer les travaux de taille, de nettoyage et d'entretien au jardin.

C'est donc le bon moment pour lire au coin du feu ! Vous pouvez par exemple lire mes livres de jardinage afin d'être prêt à démarrer l'année du bon pied, et notamment  :

- Un exemple de permaculture urbaine dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie

- Mon jardin devient bio : comment passer d'un jardinage conventionnel à un jardinage biologique

- Cultivez l'autonomie : créez votre jardin nourricier

Vous pouvez également lire des livres racontant l'histoire des paysans d'autrefois. Même si ce sont des romans, cela permet de se rendre compte de la façon dont la terre était cultivée ainsi que de découvrir les anciens modes de vie.



Je vous propose un extrait du livre Le blé noir de Colette Vlérick

"Le café bu, les deux frères traversèrent la cour et se dirigèrent vers l'aber. Une prairie descendait du moulin vers la rive en pente douce, couverte d'une herbe courte et très verte. Ils choisirent un endroit où la terre, chauffée par le soleil, était bien sèche sous la végétation et s'installèrent confortablement pour fumer une pipe en silence. A moitié assoupis, soufflant de temps en temps une bouffée de fumée qui montait tout droit dans l'air calme, ils s'imprégnaient de la chaleur, le regard perdu dans le paysage qu'ils connaissaient depuis toujours. Rien n'avait changé depuis leur enfance, ou si peu... A leurs pieds, avec un bruit de cascade, se déversait le trop-plein de l'étang. La marée avait amorcé son mouvement de reflux et les berges commençaient à se découvrir, révélant des rochers couverts de goémon. Un léger remous se créait à l'endroit où l'eau douce rencontrait l'eau salée, remous qui se transformait en courant violent à marée montante. Devant eux, l'estuaire s'ouvrait de plus en plus largement jusqu'à rejoindre la manche, à quelques kilomètres de là. La rivière avait creusé son lit au milieu des collines aux formes douces, couvertes de bois, de champs et de landes. Chênes et châtaigniers s'étageaient depuis le bord de l'eau, ombrageant le sentier qui longeait l'aber à leur droite, passait devant la chapelle de Loc-Majan et remontait ensuite vers Tréglonou et Lannilis. Sur leur gauche, au couchant, une anse s'était arrondie, abritée des vents du large, repaire d'oiseaux qui venaient y nicher à l'abri. Le soir, un des grands chênes devenait tout blanc, tant il venait s'y percher d'aigrettes pour la nuit. Jean et Gabriel possédaient la plus grande partie des champs, de ce côté-là, de bons champs exposés au sud-ouest. Là, les foins avaient déjà été faits"




(Sources images : www.iha.fr ; http://www.gettyimages.fr/ )

mercredi 18 janvier 2017

Le potager est le reflet de notre civilisation !



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Hier, je montais à mon bureau et en passant devant la bibliothèque, qui se trouve sur le palier en haut de l'escalier, j'ai failli me faire assommer par un livre. Comme la bibliothèque est bien remplie, certains ouvrages sont en équilibre instable. J'ai rattrapé le livre et j'ai pensé que s'il m'était tombé dessus c'est qu'il avait quelque chose à me dire. Je l'ai feuilleté avec intérêt, car je ne me souvenais plus de lui.
Et j'ai décidé de partager avec vous l'intéressant avant-propos de ce livre Almanach Gourmand des jardins d'autrefois de Nadège Deschildre, car il décrit rapidement l'odyssée des fruits et légumes :

"Le potager est le reflet de notre civilisation et de son histoire. Les fruits et les légumes qui y sont cultivés sont le résultat de siècles de domestication et de sélection. Certains étaient connus des grecs et des romains, d'autres rappellent les grands explorateurs et leurs découvertes. Les fèves, les navets et les carottes des jardins médiévaux, les pruniers et les épinards rapportés par les Croisés, les asperges, les fenouils et les artichauts arrivés en France à l'occasion d'un mariage princier cohabitent avec des plantes américaines. Les tomates, les courges et les haricots rapportés des voyages de Christophe Colomb, les fraises venues du Chili sont devenus indispensables à notre cuisine traditionnelle. Que serait le cassoulet sans les haricots, le gratin dauphinois sans les pommes de terre et la cuisine méditerranéenne sans les tomates?




Les légumes oubliés
Parmi les nouvelles arrivées, certaines espèces s'apprivoisaient mieux que d'autres, voyageaient ou se conservaient mieux. Les topinambours, difficiles à éplucher, ne purent lutter contre la pomme de terre ; les panais, aux couleurs délavées, furent délaissés au profit des carottes ; les nèfles ne résistèrent pas aux pêches et aux poires ; les navets ne purent lutter contre la grosseur et les belles couleurs des courges venues d'Amérique.
De plus, certaines plantes étrangères nouvellement installées allaient se croiser avec les plantes indigènes : nos fraises des bois se "marièrent" avec celles, plus grosses, du Chili pour donner les variétés que nous dégustons.




Le potager reflet du monde
A partir de la fin du XVe siècle, l'Occident découvrit le monde : Christophe Colomb rapporta des légumes des Amériques, Vasco de Gama, des épices et beaucoup de fruits et de légumes d'Inde et d'Afrique. La Chine et le Japon s'ouvrirent. A partir de la fin du XVIe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, les nouveautés n'ont pas cessé d'arriver. Les jardiniers devinrent un peu des apprentis sorciers, multipliant, croisant, hybridant, greffant les espèces entre elles. Chaque région développait, en fonction de ses besoins et de son climat, ses propres variétés de pommes, de poires, de potirons. Au début du XXe siècle, les catalogues de graines potagères regorgeaient de variétés."


lundi 16 janvier 2017

En janvier, pas de repos pour le jardinier


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Millième article de ce blog !


En janvier, c'est le bon moment pour démarrer l'année du bon pied !
Le temps n'est pas toujours clément mais ce n'est pas grave, il y a autant de choses à faire à l'intérieur qu'à l'extérieur.
En voici une petite liste, non exhaustive :




A l'intérieur :

  • mettre en sachet les graines séchées de 2016
  • faire l'inventaire de son stock de graines
  • préparer des petits paquets de graines pour la grainothèque près de chez vous
  • faire des échanges sur graines de troc
  • passer les commandes de graines
  • préparer le plan du potager de 2017
  • faire le bilan de ce qui a fonctionné ou pas en 2016 et en tirer des leçons
  • se former en lisant (par exemple mes livres
  • nettoyer et affûter les outils de jardin
  • faire l'inventaire des pots, godets, terrines, mini-serre pour les semis
  • construire des nichoirs, mangeoires, abris et hôtels à insectes



A l'extérieur :
  • planter des arbres (s'il ne gèle pas)
  • tailler les arbres, arbustes, ronces fruitières et les haies (s'il ne gèle pas)
  • gratter les troncs pour enlever les mousses et lichens
  • badigeonner les troncs avec de la chaux horticole ou avec un mélange d'huile de colza, de cendre de bois et d'argile verte
  • vérifier les protections des plantes fragiles
  • marcotter les noisetiers
  • nettoyer les allées
  • vérifier la solidité des treillages, tipis et autres structures
  • en climat doux, planter l'échalote, l'ail, l'oignon
  • semer les premières laitues en jardinière, sous abri
  • semer en pleine terre sous bâche ou protection l'épinard, la mâche, la ciboulette, le cerfeuil
  • nourrir les oiseaux
  • installer des nichoirs

samedi 14 janvier 2017

L'école des jardins



Je vous propose une vidéo sur l'Ecole des Jardins, l'école d'Agrobiologie de Beaujeu.

Cette école associative d'enseignement supérieur, implantée dans le Beaujolais, a fonctionné de 1983 à 1998. Elle avait été créée par Suzanne et Victor Michon, deux anciens résistants.

On y traitait de culture générale, de santé et d'alimentation, du rapport de l'homme avec l'animal, du rôle fondamental des bactéries pour les sols, des plantes et de leur culture et du rôle essentiel du règne végétal dans les rapports entre Homme et Nature.

L'école a fermé en 1998 suite au décès de Suzanne Michon.



Ne faudrait-il pas ouvrir plusieurs écoles de ce genre dans notre pays ?

mercredi 11 janvier 2017

Les nouveautés 2017 au jardin d'Ecolo-bio-nature



Voici les nouveautés de 2017, au jardin : 2 arbres fruitiers, 2 variétés de pommes de terre et une quinzaine de sachets de graines.

J'ai essayé d'être raisonnable, car j'ai déjà tellement de variétés, que je n'ai pas la place pour toutes les semer la même année, je dois faire des roulements ! Mais bon, le printemps est encore loin et je ne suis pas à l'abri, je peux encore craquer !

Je vous explique ce qui a été reçu ou est en cours, dans cette vidéo (puisque apparemment vous plébiscitez les vidéos) et également en version texte en dessous :





- arbres fruitiers :
  • Nashi Shinseiki : variété asiatique, croisement entre la pomme et la poire 
  • Pommier Grand-mère : pomme au couteau et à cuire, croquante, juteuse et très parfumée

- pommes de terre :
  • Sarpo Mira : très résistante au mildiou, polyvalente en cuisine 
  • Passion : résistante également, polyvalente aussi

- graines :
  • Haricots nains St Esprit et St Sacrement : 2 variétés de haricots secs blancs comportant une tâche lie de vin pour le St Esprit et une tâche noire en forme de calice pour le St Sacrement
  • Haricots à rame doliques rouge et vert : 2 variétés de haricot à très longue gousse dit haricot serpent ou haricot au kilomètre 
  • Betterave blanche Albina Vereduna : variété tendre et très sucrée
  • Pâtisson jaune et pâtisson orange 
  • Tomates cerise noire et violette
  • Tomate beauté blanche 
  • Concombre long blanc parisien
  • Radis red meat : blanc à l’extérieur et rosé à l’intérieur, c’est un radis japonais de tous les mois, riche en vitamine C 
  • Carotte Purple Haze : variété très ancienne de l’Est de l’Europe. Elle est violette pourpre à l’extérieur et orange à l’intérieur

Où trouver les graines ? Kokopelli, la ferme de Ste Marthe, La bonne graine, Biaugerme, Semailles, Graines de Troc, les Grainothèques, les échanges entre amis ou voisins.


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lundi 9 janvier 2017

Les municipalités nourricières du Québec

Les municipalités nourricières du Québec


Si vous suivez ce blog, vous savez que nous avons planté, avec l'aide de la commune, des arbres fruitiers dans deux espaces publics de Vendin (voir l'article ici).
Ces noisetiers, noyers, pruniers, cerisiers, ronces Tayberry, que j'ai donné seront à la disposition de tous. Mais, pour le moment, nous ne sommes qu'au tout début d'une commune nourricière.

Nous espérons que les habitants prendront soin des plantations. Pour le moment, ces 28 arbres ne sont qu'un test. S'il n'y a pas de saccage ou de destruction, d'autres seront plantés (ils poussent tranquillement à la maison en attendant). Des bacs d'aromatiques vont aussi être installés sur la place de la mairie et certainement d'autres plantes comestibles viendront les rejoindre.

Au Québec, des communes ont décidé, elles aussi, de devenir des municipalités nourricières. 2 communes ont planté plus de 700 végétaux.

Voici une petite vidéo qui présente les résultats :




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