lundi 31 janvier 2011

Tarte aux cerises

Voici un texte de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, ancien membre de l'INRA, spécialiste de la microbiologie des sols, membre de la Société américaine de microbiologie, fondateur du Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, intitulé la "Recette de la tarte aux cerises de supermarché " :

« Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agro-alimentaire. Bon appétit!

Histoire de la Pâte :

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.
Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !
Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.
Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la
farine de fève, du gluten et de l'amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème :

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l'huile.
Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à E311),
- arômes,
- émulsifiants: alginate de calcium,
- conservateurs : acide formique,
- colorants : capsanthéine,
- agents liants: lignosulfate
- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
- agents liants : stéarate de sodium,
- colorants : F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.
Les huiles, quant à elles, ont été :
- extraites par des solvants comme l'acétone,
- puis raffinées par action de l'acide sulfurique,
- puis lavage à chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).

Histoire des Cerises :

(complété d'après des éléments de "Aromatherapie" Jean Valnet 1990, Maloine)
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
Les cerises sont :
- décolorées à l'anhydride sulfureux
- et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.
- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium
- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :
- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,
- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.
- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles – par économie d'échelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.
L'exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet…etc.
Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
- acétate d'ethyle
- acéthyl méthylcarbinol
- butyrate d'isoamyle
- caproate d'ethyle
- caprylate d'isoamyle
- caprate d'ethyle
- butyrate de terpenyle
- geraniol
- butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle
- heptanoate d'ethyle
- aldéhyde benzoique
- aldéhyde p-toluique
- vanilline
- essence artificielle d'amande amère SAP
- essence artificielle de girofle Bourbon
- essence artificielle de cannelle Ceylan
- essence de lie de vin. »

mercredi 26 janvier 2011

Tomates dans la serre

Photos de quelques tomates cet été dans la serre :


Bouquet de Tamina




Coeur de Boeuf




Corne des Andes




Déshydratation



Tomates et courgettes déshydratées.
Bien pratique pour manger des légumes pleins de saveurs l'hiver.

dimanche 23 janvier 2011

Mangez des légumineuses !



Les « légumineuses », qu’est-ce que c’est ?
Comme leur nom l’indique, ce sont des légumes… mais des légumes d’une catégorie particulière. C’est une plante dont les « fruits » sont enfermés dans des gousses.
Elles sont très nombreuses et très variées. Vous en connaissez la plupart mais certaines sont remises au goût du jour ces derniers temps.
Voici une liste de légumineuses, la plus complète possible :
les haricots secs : rouges, blancs, noirs, de Lima, mongettes
les fèves : vertes, de soja
les sojas : jaunes, noirs
les pois secs : entiers, cassés, pois chiches
les lentilles : vertes, rouges, brunes,
etc.
Avec toutes ces sortes de légumineuses, vous pouvez en faire des choses !

Mais pourquoi devriez-vous manger des légumineuses ?
Beaucoup pensent peut-être que ces légumes sont ringards, qu’ils faisaient partie de l’alimentation de nos grands-parents, de leurs fameux ragoûts !
Hé bien, si vous aussi, vous pensez la même chose, vous avez tort.
En effet, de plus en plus de nutritionnistes préconisent de manger des légumineuses.

Quels arguments avancent-ils pour nous faire aimer les légumineuses ?
Est mise en avant, en premier lieu, leur valeur nutritionnelle exceptionnelle.
Elles sont riches en protéines, en vitamines, en minéraux, en glucides complexes (à absorption lente contrairement aux glucides simples comme le sucre blanc) et, ce qui ne gâche rien elles renferment très peu de gras.
Ainsi, si vous mangez des légumineuses, vous ferez le plein de protéines, de vitamines B, de magnésium, de phosphore, de calcium, de fer, de manganèse et de cuivre, d’énergie et vous limiterez votre prise de poids.

Toutefois, pour que les légumineuses vous soient profitables à 100 %, il est conseillé de les accompagner de céréales, de graines pour que leur valeur en protéines soit la même que la viande. De plus, pour fixer le fer, mangez un aliment riche en vitamine C au cours du même repas, comme un kiwi, une orange et évitez de boire du café, du thé et du Coca.

Les légumineuses ont une autre qualité qui est très importante pour les personnes qui désirent perdre un peu de poids. Comme je l’ai déjà précisé, elles sont peu grasses, elles contiennent les « bons » glucides et surtout elles procurent une sensation de satiété très salutaire !
En mangeant des haricots blancs en salade ou un plat de lentilles, vous êtes vite rassasié, ou « bourré » comme on dit. Très pratique pour les régimes !
Bien entendu, tout dépend de la façon dont vous cuisinez ces légumineuses. Si vous ne confectionnez que des cassoulets toulousains ou des saucisses-lentilles, les bienfaits diététiques des légumineuses sont effacés par la charcuterie et autres saucisses grasses.

Bien sûr, je n’ai rien contre un bon cassoulet ou un chili. Toutefois, comme vous ne mangez pas souvent ces plats et que les légumineuses sont bonnes pour la santé, voici quelques recettes, faciles et pas cher, pour accommoder au mieux cet aliment miracle et pour en manger plus.

Mais, avant toute préparation, je me dois de vous donner quelques précisions. Les légumineuses sont souvent proposées en paquet. Avant de les cuisiner, rincez-les, faites-les tremper une nuit dans l’eau froide, rincez-les et cuisez-les. Le temps de cuisson dépend du type de légumineuses. Regardez sur le paquet, le temps doit être indiqué.
Sinon, il est possible d’utiliser des conserves ou des « sous-vide » pour ceux qui veulent aller plus vite. Toutefois, préférez-les non cuisinées. Vous les accommoderez ainsi à votre sauce !

Dernier petit point : le risque de flatulences, le plus grand défaut des légumineuses pour beaucoup. Eh oui, ce défaut existe. Il est dû aux glucides qu’elles contiennent. Mais, il peut largement s’atténuer, voire disparaître, au fil du temps. Trempez-les bien et rincez-les bien ; cuisinez-les longtemps (elles doivent s’écraser facilement à la fourchette). Sinon, évitez d’avaler trop d’air en mangeant (mastiquez bien et lentement, ne parlez pas trop). Enfin, des produits existent en pharmacie pour éliminer les flatulences.

Pour finir, voici quelques-unes de mes recettes :

La salade de haricots blancs ou de haricots rouges avec des oignons coupés en petits morceaux (si vous aimez).
Les haricots rouges en ragoût : faites revenir des oignons dans de l’huile d’olive, ajoutez les haricots (je les prends en boîtes non cuisinés), des pommes de terre coupées en morceaux, du coulis de tomates, du paprika et laissez cuire 15 minutes. Vous pouvez accompagner le tout d’une viande.
Pour les fèves et petits pois, que je cultive moi-même, je fais une simple jardinière avec des oignons nouveaux aussi. Très simple mais comme c’est « du jardin », c’est un vrai régal.
Les galettes de pois chiches : dans un saladier mélangez les pois chiches écrasés, une cueillere à café de concentré de tomates, du paprika, un œuf entier, confectionnez des galettes et cuisez le tout à la poêle en retournant à mi-cuisson.
Il existe des tonnes d’autres recettes… A vous de faire marcher votre imagination.

Avec tous ces développements, vous ne pouvez plus dire que vous n’aimez pas les légumineuses. Pourquoi rejeter un aliment bon pour la santé, pas cher, peu calorique et facile à préparer ?
Ne vous privez pas des légumineuses ! Elles vous le rendront bien…


Co-auteurs : BRUNET Isabelle (créatrice du site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com) et GAWELIK Katy (Docteur en droit, auteure du livre "Vous avez tout pour être heureux" éditions Maxima)

dimanche 16 janvier 2011

Pourquoi jeter quand on peut donner ?

Prenez une bonne résolution pour l’année 2010 : faites de la place chez vous et débarrassez-vous des choses qui vous encombrent. Je sais, ce n’est pas facile à faire. Certains individus accumulent les objets et leur maison est remplie de tas de choses, souvent inutiles. Ils ont du mal à s’en séparer, même un bout de papier, ils ne veulent pas le jeter. Ils vivent dans le passé, dans la nostalgie et gardent même des objets qui leur rappellent de mauvais souvenirs.

Or, savez-vous que si vous faites le ménage, le tri dans votre maison, vous effectuerez en même temps le ménage dans votre tête ? Vous vous sentirez de suite plus léger et vous n’aurez plus le poids du passé sur les épaules. Bien entendu, cela ne se fera pas du jour au lendemain. Commencez par vous séparer de petites choses, puis continuez. Petit à petit, vous n’éprouverez plus de difficultés et surtout, vous vous sentirez mieux. Vivre dans un endroit désordonné où il y a trop de choses dans une même pièce, est très mauvais pour le moral.

Arrêtez de garder le moindre petit bout de ficelle ou de morceaux de je ne sais quoi en vous disant « çà pourra toujours servir ». C’est possible mais quand ? dans 10 ou 20 ans. Si vous n’en voyez pas l’utilité immédiate, n’hésitez pas à vous en séparer. De la même façon, évitez d’acheter quelque chose avant d’avoir fait de la place chez vous. Si vous avez envie d’avoir une nouvelle cafetière à la mode alors que la votre marche bien encore, ne mettez pas la vieille dans un placard « au cas où » mais donnez-la à quelqu’un qui pourra en faire un bon usage.

Surtout, évitez de jeter les choses qui ne vous plaisent plus, qui vous semblent inutiles à vous. Ne jetez plus les vêtements qui ne vous vont plus. Vous pouvez les vendre, par exemple, sur internet ou mieux les donner.

Sur internet, il existe des sites qui vous permettent de donner les objets que vous ne voulez plus garder. Vous avez, par exemple, http://donnons.org/, http://recupe.net/, http://www.digitroc.com/dons.php. Il vous suffit de vous inscrire gratuitement sur ces sites, de proposer vos objets et le tour est joué.
Vous pouvez également faire appel à Emmaüs ou à des ressourceries. Là, vos objets sont triés, réparés si nécessaires et revendus à un bas prix afin de financer des programmes de réinsertion de personnes en grande difficulté.

Vos objets pourront servir à d’autres qui n’ont pas les moyens de les acheter. Vous ferez ainsi une bonne action. En plus, vous agirez en parfait écologiste en donnant une seconde vie à vos objets, au lieu de les envoyer dans les déchetteries. De plus en plus de gens sont adeptes d’une consommation raisonnée. Ils préfèrent récupérer, réparer ou même transformer au lieu d’acheter un objet neuf.

Faites donc preuve de générosité, surtout en ces périodes de fêtes. Faites plaisir aux autres.


Co-auteurs : Isabelle Brunet et Katy Gawelik (docteur en droit, auteure du livre "Vous avez tout pour être heureux" éditions Maxima)

Champignons




Quelques champignons du jardin (non comestibles)

mercredi 12 janvier 2011

Renoncez vite à l’eau en bouteille




Depuis déjà pas mal d’années, de grandes marques d’eau en bouteille encensent l’eau minérale, nous abreuvent de messages qui semblent démontrer qu’elle est meilleure que l’eau du robinet.
Il a quelques temps, une étude est sortie semblant démontrer que l’eau du robinet serait mauvaise pour la santé à cause des éléments toxiques qu’elle contient.
Qui croire ? N’y a-t-il pas une forme de lobbying là-dessous ? Les enjeux commerciaux sont tellement importants qu’il est difficile de se faire une idée précise de la qualité des eaux, de toutes les eaux, que nous buvons.

En tout cas, moi, tout ce que je sais, c’est que je ne bois pas de l’eau minérale en bouteille. Je bois, tous les jours, de l’eau du robinet que je filtre avec un filtre très performant, (pas de ceux qui se présentent sous forme de petites cartouches ou carafes et qui ne filtre pas grand-chose à part le chlore). Et, depuis peu, je ne mets plus cette eau du robinet filtrée dans des bouteilles plastiques mais dans des bouteilles en verre.

En effet, des études récentes sont venues montrer que le plastique des bouteilles contenait des substances dangereuses (le Bisphénol A, entre autres), pouvant provoquer des cancers, qui se diffusent dans l’eau quand elles sont chauffées. Certains me diront d’emblée qu’ils ne chauffent pas leurs bouteilles. Mais, rien que de les laisser dans la voiture, de les transporter dans la chaleur dans la voiture après le magasin, suffit pour que ces substances se libèrent. D’ailleurs, même si vous prenez toutes les précautions possibles, êtes-vous certain que les fabricants, les transporteurs prennent les mêmes précautions ? Laissez les palettes de bouteilles d’eau sur les parkings et dans les entrepôts est monnaie courante.
Ainsi, personne n’est à l’abri de la diffusion des substances toxiques dans l’eau.

L’abandon des bouteilles plastiques est donc important pour votre santé. Il l’est aussi pour l’environnement. En effet, le plastique des bouteilles nécessite du pétrole, dont nous manquons. En plus, la fabrication, le transport dégagent des tonnes de dioxyde de carbone, nuisibles à l’environnement. Enfin, les bouteilles, une fois vides sont rejetées dans la nature et sont rarement recyclées, contrairement à ce que l’on croit. Or, les bouteilles ne sont pas biodégradables d’où leur fort impact négatif sur la nature.

Un dernier argument pour vous faire réfléchir et vous faire renoncer à l’eau dans les bouteilles plastiques : son coût. Une simple bouteille coûte près de 2000 fois plus cher que l’eau du robinet. En faisant le calcul sur un an, je ne vous dis pas les économies que vous ferez au bout de l’année ! Même une fois déduit le prix d’un bon filtreur.

Maintenant que vous avez toutes les informations en mains, à vous de choisir. Chacun est libre de faire ce qu’il veut… mais pensez l’environnement, à votre santé, à l’avenir de vos enfants…

Co-auteurs : Isabelle Brunet (http://www.katisa-editions.com) et Katy Gawelik (docteur en droit, auteure de "Vous avez tout pour être heureux", éd. Maxima)

mardi 11 janvier 2011

Le développement durable existe-t-il vraiment ?

Tous les jours, on entend parler de développement durable. Les journalistes, les politiques utilisent cette expression à tout bout de champ, sans vraiment en donner une définition claire et précise.

En fait, le développement durable, c’est, selon « La Documentation Française », « répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins. » La notion de développement durable connaît ses prémices en 1971 grâce au Club de Rome, une association privée internationale, qui constate que la croissance économique toujours plus forte et toujours plus ambitieuse, entraîne une surexploitation des ressources naturelles de la Terre, qui sont vouées à disparaître si les pays industriels continuent sur la même voie. La Planète court ainsi un grave danger si rien n’est fait ! En 1972, les Nations-Unies vont se saisir du problème et vont émettre l’idée que les pays développés doivent faire preuve de prudence écologique pour éviter une disparition des ressources de la Terre et une catastrophe écologique inéluctable.

A partir des années 80, les preuves de ce désastre en devenir sont bien visibles : disparition de la couche d’ozone, effet de serre, déforestation, Tchernobyl, etc. Dès-lors, le monde entier va parler de « Sustainable Development », traduit par « développement durable ». A partir de là, les pays semblent s’être mis d’accords pour préserver les ressources de la planète afin de permettre à nos enfants de continuer à vivre sur la Terre, une ambition tout à fait louable et indispensable.

Mais, entre les discours et les faits, il y a souvent un fossé qu’il est assez difficile de combler. Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais, moi, depuis 30 ans que le développement durable a fait son apparition, je n’ai pas constaté de grandes améliorations. La déforestation continue toujours (surtout à cause de l’huile de palme et de l’exploitation du bois exotique), le réchauffement climatique s’accentue d’année en année (malgré les propos très optimistes de Claude Allègre), les énergies fossiles (pétrole, gaz) continuent à être utilisées autant sinon plus, la biodiversité disparaît progressivement (grâce à Monsanto et les OGM), les abeilles disparaissent (à cause des pesticides), le sol s’appauvrit de plus en plus (à cause des pesticides en tout genre), les exploitations intensives agricoles et d’élevages sont de plus en plus grandes pour nourrir, très mal, des millions d’individus qui meurent de la malbouffe, etc.

Stop, j’arrête là la liste des désordres que nous subissons tous les jours. Cela risquerait de vous donner le bourdon. Pourtant, le développement durable était bien un concept ambitieux et humaniste. J’emploie l’imparfait alors que j’aimerai tant employer le présent et surtout pas le futur. C’est maintenant qu’il faut agir, demain il sera trop tard.

Le développement durable est un excellent concept que les politiques citent souvent. Mais les gestes ne suivent pas. Il suffit de voir la catastrophe qu’a été le Sommet de Copenhague. Toutefois, ne soyons pas si pessimiste. Les particuliers, dans le monde entier, agissent et ils sont de plus en plus nombreux. Ils prennent les choses en mains, ils s’unissent, ils s’organisent pour que le développement durable ne reste pas que des mots mais pour qu’il devienne une réalité. Vous aussi, vous pouvez agir et faire en sorte de consommer raisonnablement et « durablement », pour laisser à vos enfants une Terre encore « vivable ». Il n’est pas trop tard. Les politiques seront contraints de vous suivre… enfin, j’espère…

Co-auteurs : BRUNET Isabelle (spécialiste en développement personnel) et GAWELIK Katy (Docteur en droit, auteur du livre « Vous avez tout pour être heureux » éd. Maxima)

N’hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com et à télécharger les ouvrages et les audios gratuits.

resto ouvert 24h/24



Quand il neige ou lorsqu'il gèle, pensez à nourrir les oiseaux. Ces merveilleux auxiliaires sont très utiles au jardin.

Bienvenue !

Je vous souhaite la bienvenue sur le blog Ecolo-bio-nature.

Vous y trouverez des articles, mais aussi des photos, des vidéos concernant l'écologie, le bio, la santé au naturel, le bien-être, la nature, etc.
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