lundi 28 février 2011

Faites confiance aux AMAP pour manger sainement



Savez ce qu’est une AMAP ? Je suppose que vous en avez déjà entendu parler… Elles ont fait l’objet de nombreux reportages et d’articles.
Rien de surprenant quand on sait ce qu’elle peut apporter aux adhérents des AMAP. Ce type d’association est apparu dans les années 60-70 au japon, puis en Suisse et en Allemagne. La France, dont l’agriculture est l’une des plus grandes consommatrices de pesticides au monde, est encore à la traîne. La première AMAP s’est constituée en 2001.

Pour commencer, « AMAP » veut dire : « Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ». Comme vous le voyez, il s’agit d’une Association que l’on pourrait qualifier d’entraide. Elle a pour vocation de fournir, toutes les semaines, des paniers de légumes (en grande majorité) et autres produits (fromage, vin, viande, fruits) exclusivement bios aux adhérents de l’association de son secteur. Les adhérents s’engagent à payer à l’avance les paniers qu’ils recevront chaque semaine. Sachant que la somme varie de 11 à 25 euros par semaine, vous multipliez ce prix par un certain nombre de semaine.

Mais l’AMAP, ce n’est pas que cela. En effet, son but principal étant le maintien d’une agriculture paysanne, elle offre la possibilité aux agriculteurs de vendre, à coup sûr, c’est-à-dire toutes les semaines, leur production. Ils ont donc un revenu régulier puisque les consommateurs payent d’avance plusieurs semaines de paniers garnis. Ainsi, ils peuvent voir venir et ne sont plus obnubilés par les problèmes de trésorerie, malheureusement, très courants chez les agriculteurs à l’heure actuelle.

Quand vous adhérez à une AMAP, vous devez signer un contrat qui vous lie à l’agriculteur qui vous fournit les paniers. En tant que contrat, il engage les deux parties signataires : l’agriculteur doit vous fournir toutes les semaines votre panier garni, vous donnez des conseils ou informations sur ses produits et produire, il va s’en dire, du bio ; et vous, vous vous engagez à le payer par avance et à accepter également les aléas climatiques ou autres qui pourraient rendre votre panier moins garni.




Vous bénéficiez de produits bio, ultra frais (ils sont en général récoltés le matin même de la livraison) et surtout bien moins chers qu’ailleurs puisque n’utilisant aucun intermédiaire. De plus vous connaissez l’agriculteur qui vous fournit et la relation commerciale du départ se transforme très rapidement en relation amicale. Vous pouvez ainsi donner votre avis sur les prochaines cultures, indiquer vos préférences, apprendre à connaître de nouveaux produits et de nouvelles façons de les cuisiner et parfois même participer à la récolte (ou à l’arrachage des mauvaises herbes).

Les seuls petits inconvénients que vous pourriez éventuellement rencontrer sont les suivants : Les AMAP sont de plus en plus nombreuses et existent partout en France, mais généralement, elles ont un tel succès, que les listes d’attente sont longues avant que vous puissiez recevoir votre premier panier.
Ensuite, vous devez prendre ce que l’on vous donne, c’est-à-dire des produits de saison. Pas question de manger des tomates l’hiver, par exemple. Bien sûr, je suppose que vous avez compris que je faits de l’humour en parlant de petits inconvénients dans ce cas-là. En effet, pour que notre agriculture soit raisonnée, il est nécessaire de suivre le saisons.
Enfin, vous devez cuisiner. Si vous êtes plutôt du genre surgelé et conserve, n’adhérez pas à une AMAP. Pour les autres, ceux qui aiment cuisiner comme moi, vous vous régalerez doublement : en mangeant des produits bios, d’excellente qualité et vous aurez le plaisir d’inventer chaque semaine des petits plats à partager en famille.

J’ai quand même une petite critique à faire aux AMAP. Il devrait exister des AMAP d’hiver. En effet, comme je cultive mon potager et que j’ai aussi quelques arbres fruitiers, j’ai la chance de pouvoir consommer des légumes très sains pendant la période estivale. Par contre, l’hiver, il ne me reste plus grand-chose, à part quelques conserves maison (difficiles à stocker en grande quantité). Enfin, cela ne concerne que mon cas particulier…

L’essentiel est que les AMAP existent. En plus, elles sont en constante progression. Elles sont à l’heure actuelle plus de 1000 et il s’en crée de nouvelles chaque semaine. Cela démontre l’importance que les Français accordent de plus en plus à la nourriture saine, sans cochonneries de toute sorte, nuisibles à la santé et à l’environnement.

Alors, devenez « amapiens ». Cela ne pourra que vous faire du bien que ce soit pour votre corps ou pour votre porte-monnaie et vous ferez, dans le même temps, un acte militant pour le bien manger, pour le manger sain et sans risque.

dimanche 27 février 2011

Manger est-il dangereux ?

Aujourd’hui, je reprends ici, en partie, un article intitulé « Faut-il avoir peur de la nourriture » que j’avais co-écris pour un blog, fin 2008, au sujet du livre de William Reymond «TOXIC, obésité, malbouffe, maladies…enquête sur les vrais coupables. »

Car malheureusement, le sujet est plus que jamais d’actualité, il n’y a qu’à voir le nombre d’émissions télés qui sont actuellement consacrés à la nourriture, aux pesticides et à la malbouffe.
Je vous recommande donc fortement de lire ce livre de William Reymond, dont voici une partie ce que j’avais co-écris à son sujet, à l’époque.

" […]
…faut-il avoir peur de la nourriture ?

Après avoir lu le livre de William Reymond, « TOXIC, obésité, malbouffe, maladies…enquête sur les vrais coupables » on ne peut répondre que oui. L’auteur s’est penché sur ce que nous mangeons au quotidien et les constats sont alarmants : on mange de plus en plus mal, ce qui engendre des risques immenses pour notre santé.
Les premiers fautifs dans cette affaire sont les industries agro-alimentaires qui, pour faire des bénéficies colossaux et pour vendre des produits à moindre coût, ce dont raffolent les consommateurs, mettent n’importe quoi dans leurs produits (des restes de carcasses d’animaux malades pour fabriquer des hamburgers, par exemple).
Autres fautifs, les agriculteurs qui, pour avoir des légumes soit disant sains et qui se gardent plus longtemps, les arrosent ou les saupoudrent de pesticides, d’herbicides, etc. qui se retrouvent automatiquement dans nos assiettes quand nous consommons ces fruits et légumes.
Derniers fautifs, les consommateurs. Sous prétexte qu’ils n’ont plus le temps de faire la cuisine, ils se ruent sur les plats préparés produits par nos fameuses industries agro-alimentaires citées précédemment ou dans des fast-food qui, pour vendre pas cher, vendent des hamburgers dont la fabrication laisse plus qu’à désirer. De même, comme la nourriture coûte cher, les consommateurs optent plutôt pour les produits bas de gamme, économiques certes mais bourrés de mauvaises choses.

Au milieu du livre de William Reymond, on découvre un album photo édifiant ! Voici quelques extraits tirés des commentaires de ces photos :

« Les Mythes : des enfants heureux… et une science « efficace » ?
Les enfants sont le cœur de cible de l’industrie agroalimentaire qui souhaite créer des clients fidèles avant l’âge de…2ans. D’où la démarche de Pepsi consistant à « sponsoriser » les biberons. […]
Le recyclage à des fins commerciales des restes de viande – des produits avariés aux cadavres de chiens et chats euthanasiés – est une des activités les plus secrètes de la profession. Pourquoi ? Parce que l’on retrouve ce mélange dans de nombreux produits quotidiens mais aussi dans l’alimentation du bétail élevé à la chaîne.

Le vrai visage de la pandémie : élevage intensif… et des pratiques barbares
La volonté d’une viande à bas prix a imposé des nouvelles conditions d’élevage. Une industrialisation à l’origine de changements dramatiques : ici le grain et les hormones remplacent l’herbe, là, les poulets entassés les uns sur les autres deviennent des porteurs de bactéries.[…]
L’élevage industriel s’accompagne de pratiques barbares afin d’éviter que le capital - les animaux – perde de sa valeur. Victime de l’entassement, le bétail développe ainsi des tendances agressives voire cannibales. Résultat ? Les producteurs arrachent – sans anesthésie bien sûr – les dents des cochons, tranchent le bec des poulets et les cornes des vaches.

Des méthodes toxiques.
La concentration de porc par milliers engendre un véritable problème sanitaire. Dans l’impossibilité de gérer les déchets de l’élevage industriel, les producteurs remplissent des « lagons » contenant un mélange hautement toxique d’excréments et de restes d’animaux qui, bien souvent, vient polluer notre environnement.
L’agriculture intensive utilise massivement les pesticides et les herbicides afin d’augmenter son rendement. Des produits toxiques que l’on retrouve non seulement dans l’environnement, mais également dans nos assiettes françaises. D’autant que l’Hexagone est le 3éme plus gros consommateur de pesticides au monde. »

[…]Le livre de William Reymond est teinté, malgré le cri d’alarme qu’il lance, d’une lueur d’espoir. En effet, il appelle le consommateur à faire attention à ce qu’il mange : en privilégiant les produits biologiques, en n’hésitant pas à mettre le prix pour un produit bien fabriqué, en refusant d’acheter les produits industriels mauvais, ce qui forcera les industries à faire attention à leur contenu.
Mais, le consommateur ne peut agir seul, il faut que les gouvernements agissent et fassent de la nourriture saine et non toxique leurs priorités. Les consommateurs peuvent faire pression sur eux en dénonçant, rejetant ce que l’on nous propose dans nos assiettes.

Alors, relayons le livre Toxic de William Reymond, agissons et luttons pour vivre mieux dans l’avenir grâce à une nourriture meilleure afin que ne se reproduisent plus des cas comme celui de Kevin Kowalcyk, dont l’histoire tragique est racontée par l’auteur au début de son livre :
Kevin Kowalcyk est mort à 2 ans et 8 mois, après avoir, pendant 10 jours, atrocement souffert, victime de la bactérie E. Coli O157 : H7. Ses intestins étaient rongés par la gangrène, ses artères saturées, et cela à cause d’un hamburger !
Cette bactérie, comme le dit William Reymond, « est […] banale et proche de nous : c’est une bactérie vivant dans l’intestin des animaux. Et qui, parfois, se retrouve dans l’eau que nous buvons, la viande ou les crudités que nous mangeons.
Kevin Kowalcyk n’est pas un cas isolé. Sa mort, dans ces conditions insoutenables, n’est en rien le fruit de circonstances exceptionnelles.
Empoisonné par la viande hachée d’un hamburger, il est une victime de plus. Celle d’une guerre invisible où, de bactéries mortelles en épidémie d’obésité, de cancers en crises de diabète, un danger nous attend à chaque instant, bien caché au fond de nos assiettes.»"

samedi 26 février 2011

Manger bio pas cher !

Je vous recommande vivement la lecture de l'article "Comment j'arrive à manger bio sans un revenu important ?" que Katy Gawelik a posté sur son blog "Les Gourmandes Astucieuses" : http://lesgourmandesastucieuses.blogspot.com/2011/02/comment-jarrive-manger-bio-sans-un.html

Il ne s'agit pas de blabla, mais du vécu. Cet article contient donc des infos et des astuces concrètes et simples et faciles à mettre en oeuvre.

Bonne lecture !

Film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud

Un film qui fait froid dans le dos mais qui nous donne une lueur d’espoir !

Dans son film, Jean-Paul Jaud est allé à la rencontre des habitants d’un petit village des Cévennes, Barjac.
Le film – je préfère ce terme à documentaire – commence par un constat terrible : les enfants meurent de plus en plus de cancers en France. Plus de la moitié serait due à l’alimentation, l’autre moitié à la pollution. Jean-Paul Jaud donne la parole à des habitants, à des parents du village qui ont vécu ces drames terribles. Certains agriculteurs conventionnels interviennent aussi dans le film pour dire ce qu’ils subissent comme maladies tous les jours à cause des produits chimiques qu’ils utilisent dans leurs champs.
Mais, le film de Jean-Paul Jaud, ce n’est pas uniquement cela… Il propose une solution.
Il retrace le parcours du maire de ce petit village pour faire passer la cantine des enfants en bio. Ce parcours a parfois été jalonné d’embûches et de réprobations. Mais, au final, la raison et le bon sens ont triomphé : les enfants mangeront différemment et mieux, ce qui va engendrer une émulation dans tout le village puisque le bio fera de nombreux adeptes.
Après le visionnage du film, on se demande pourquoi tous les maires ne sont pas comme ce pionnier dans les Cévennes, on se demande bien pourquoi, puisque une solution semble trouvée, les pouvoirs publics ne réagissent pas plus à l’augmentation terrifiante des cancers en France, dont les principales origines semblent toutes désignées… ?
Ce film devrait être projeté partout pour réveiller les consciences.
Après l’avoir vu, on ne peut plus être pareil !

Le site du film : http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

Pour commander le film, cliquez sur l’image :

jeudi 24 février 2011

Faut-il nourrir les oiseaux l’hiver ?



Les mangeoires à oiseaux de plus en plus sophistiquées, les boules de graisses, les graines en tout genre, etc. pullulent dans les jardineries et autres magasins. Est-ce bien nécessaire tout ça ? Les avis divergent…

J’avoue, j’ai succombé. J’ai, dans mon jardin, un arbre à oiseaux avec des petites maisons très mignonnes et récemment, on m’a offert une autre mangeoire à oiseaux plus moderne. C’est vrai, cela me plait beaucoup de voir les petits oiseaux, essentiellement des mésanges bleues ou charbonnières, venir picorer dans mes mangeoires. Mais, je limite mon nourrissage uniquement à la période de grand froid, surtout quand il gèle et qu’il neige.

Les oiseaux ont-ils besoin d’être nourris ?

Je sais parfaitement que les oiseaux savent comment se nourrir. Depuis la nuit des temps, ils ont su se débrouiller. Certes, à notre époque, avec les pesticides, les insectes sont en voie de disparition à certains endroits. Chez moi, une fervente adepte des produits naturels et bios, je peux vous dire que les insectes ne sont pas en voie de disparition, de la biodiversité, il y en a ! Ainsi, les oiseaux semblent très heureux dans mon jardin. Ils ont de quoi faire ! Je pense que j’ai un assortiment d’insectes suffisant pour qu’ils puissent « faire bombance », comme on dit. C’est vrai, parfois ils risquent leur vie en venant se nourrir chez moi parce que j’ai une chatte particulièrement habile à la chasse. Mais, bon, c’est la nature…

D’ailleurs, si les oiseaux jugent qu’ils ne mangent pas suffisamment à un endroit, ils peuvent parfaitement se déplacer et trouver des terres plus accueillantes. Jusqu’à preuve du contraire, les oiseaux sont des animaux sauvages qui savent parfaitement se débrouiller tout seul pour survivre. Mais par grand froid, un petit complément est le bien venu. Pensez également à leur mettre de l’eau, difficile à trouver pour eux s’il gèle.

Evitez surtout de les nourrir en dehors de l’hiver

Surtout, si vous avez envie de nourrir les oiseaux, contentez-vous de le faire uniquement l’hiver, pendant les grands froids. Durant les autres saisons, c’est inutile. Les oiseaux seraient totalement conditionnés et vous pourriez rompre l’équilibre naturel. Ils n’auraient plus envie de chercher eux-mêmes leur nourriture. Or, les oiseaux sont d’excellents auxiliaires pour les jardiniers. Ils permettent d’éliminer les insectes nuisibles ou les escargots de votre potager. D’ailleurs, pour qu’ils continuent à venir l’été également et vous aident à chasser les nuisibles, qu’il est fortement conseillé de mettre des haies variées, ainsi ils auront le gîte et le couvert. De cette façon, si vous utilisez encore des insecticides chimiques (malgré les nombreuses mises en garde actuelles contre leur nocivité), vous pourrez les jeter à la poubelle !

Comme pour tout, l’essentiel est la modération. Alors, n’en faites pas trop. Les oiseaux ne vont pas mourir de faim. Leur venir en aide, quand il fait vraiment froid, c’est possible et même conseillé par certains spécialistes, mais ne soyez pas excessif. Regarder les oiseaux chercher leur nourriture dans votre jardin, c’est bien aussi ! Je ne parle pas de ceux qui pillent vos cerises l’été ! Mais, ça, c’est une autre histoire…

mercredi 23 février 2011

Le radon, une pollution insidieuse

Je suis certaine que peu de Français savent que le radon est la première source d'exposition aux rayonnements de la population française (37%). Moi-même, je n’étais pas au courant. Ainsi, chaque jour, des millions de Français sont exposés au radon qui est un gaz naturel radioactif, inodore et incolore, issu de la désintégration de l'uranium.
« Uranium, radioactif », cela n’augure rien de bon tout çà. Effectivement, le radon est classé par l’OMS parmi les substances cancérogènes, depuis 1988. Il provoquerait essentiellement des cancers des poumons.

Tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, le radon n’est pas présent dans tous les sous-sols de la France. Il se concentre essentiellement dans les sols granitiques et volcaniques. Sont donc le plus touchées la Bretagne, le Massif Central, la Corse, les Vosges. Il y en a aussi un peu dans les Pyrénées et les Alpes. Toutefois, tous les sols de ces régions ne regorgent pas de radon. La concentration varie d’un endroit à l’autre, d’une saison à l’autre et suivant que l’on se trouve dans la journée ou dans la nuit.

La dangerosité du radon apparaît du fait qu’il s’accumule principalement dans les bâtiments (usines, écoles, maisons individuelles, etc.), passant à travers des fissures, des trous, des passages de canalisations mettant en contact direct le bâtiment et le sol. Par conséquent, c’est en respirant l’air dans les bâtiments touchés que l’on peut être contaminé par le radon. Des études semblent également avoir montré que le cocktail radon et tabac est encore plus dangereux.

Constatant que le nombre de personnes touchées par cette forme de radioactivité était important, les pouvoirs publics se sont enfin intéressés au problème. Ils ont entrepris d’effectuer des mesures et ont fait le constat suivant : selon, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), 370.000 logements sont concernés par une exposition supérieure à 400 Becquerels/mètre-cube (Bq/m3), dont 75.000 se situent au-dessus de 1.000 Bq/m3. La moyenne des départements français se situe à 68 Bq/m3. Les pouvoirs publics ont retenu le seuil de 1000 bq/m3 comme seuil de dangerosité justifiant la prise rapide de mesures correctrices. Ces constatations ont amené l’Etat à en faire un problème de santé publique.

Mais, le recensement des zones à risque ne suffit pas. Il faut agir. Heureusement, il existe des moyens de réduire les expositions au radon. Il suffit d’isoler parfaitement les bâtiments (sol, entresol, murs) afin d’éviter les contacts directs avec le sol et de bien les ventiler (cela diminuerait de 80 % la concentration de radon). L’aération des maisons pourrait suffire pour limiter les risques d’exposition. Toutefois, une aération mécanique performante et l’amélioration de l’étanchéité de votre maison sont préférables, si vous vous situez dans une région fortement touchée par le radon : on n’est jamais trop prudent !
Pour une fois que des solutions assez simples existent pour limiter les risques d’une pollution aussi insidieuse, il ne faut pas s’en priver ! C’est si rare de pouvoir agir directement sur une pollution et de ne pas la subir impuissant…

samedi 19 février 2011

Les villes modernes, des « machines à habiter »

Voici un extrait du livre du Prince de Galles intitulé « Harmonie » :

« Vingt-cinq ans plus tard, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les municipalités de toute l’Europe se sont emparées des idées de Le Corbusier et de ses disciples modernistes parce qu’elles offraient une solution peu coûteuse à la pénurie chronique de logements. A vrai dire, elles n’ont pas réalisé les dessins de Le Corbusier. Leurs constructions ne comprenaient pas tous les détails qu’il avait intégrés à la tour qu’il avait bâtie dans le sud de la France. Cependant, durant une vingtaine d’années, d’innombrables caricatures laides et bon marché de ses « villages verticaux » ont poussé dans le ciel de l’Europe, la plupart en « préfabriqué », c’est-à-dire par assemblages de panneaux de béton tout prêts, levés et mis en place par des grues. Ces tours étaient conçues comme des « cités », comprenant souvent un centre commercial, lui aussi en blocs de béton. Ces commerces étaient reliés aux tours par de larges avenues souvent traversées d’espaces verts. A la fin des années 1960, rien qu’au Royaume-Uni, 470000 nouveaux appartements de ce type avaient été construits ainsi, très peu par des architectes, mais la plupart par des ingénieurs. Ils représentaient le produit déprimant de la vision complexe et ambitieuse de Le Corbusier – c’étaient en réalité des « machines à habiter » faites entièrement par des machines. Mais très vite, ces villes « modernes » et « nouvelles » ont perdu leur air de modernité pour devenir infernales.

J’ai consacré beaucoup de temps et d’efforts, durant les années 1980 et au début des années 1990, à tenter d’attirer l’attention sur les problèmes que représentent ces cités sans âme. Ce qui me préoccupait, c’était le fait que beaucoup de gens logés dans ces culs-de-sac de béton découvraient qu’alors que leur nouveauté s’estompait et que les espaces verts devenaient ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est-à-dire désolés et dangereux comme des terrains vagues, ils vivaient en fait dans des lieux qui leur enlevaient tout sentiment d’appartenance à une communauté, et encore plus à la Nature. Ces cités sont souvent devenues des ghettos violents et inhumains, sans plus de beauté et de nombreux pays se débattent encore avec les problèmes qu’ils créent.

Même là où le sentiment communautaire est plus fort, il me semble que, trop souvent, cette approche de l’urbanisme défigure le paysage urbain. Les écoles et les universités, les hôpitaux, les supermarchés et les centres commerciaux sont trop souvent construits en béton et en acier, sur des plans tous semblables, ce qui crée des lieux uniformes, débilitant ainsi le sentiment de bien-être commun parce qu’ils font fi de la grammaire ancestrale et organique de l’harmonie. »

mercredi 16 février 2011

Méfiez-vous des « faux-verts », le greenwashing est partout !



Le greenwashing est une pratique qui consiste, pour les industriels notamment, à utiliser l’écologie à toutes les sauces, sans que cela soit justifié.

Quelques exemples de greenwashing

Je peux vous donner des tas d’exemples. Bien sûr, je ne citerai pas de noms, mais vous les reconnaîtrez facilement.
Une marque de cosmétiques met en avant le côté « naturel » de ses produits, en disant que 95 % de ses produits sont d’origine naturelle et en citant seulement 2 ingrédients bios… bizarre non ?
Maintenant, certains supermarchés ou discounters mélangent allégrement les termes « terroir », « Label rouge » et « bio »… essayant de nous faire croire que c’est la même chose. Or, les produits du « terroir » ou « Label Rouge » ne sont pas bios !
Sous prétexte de protéger l’environnement, certaines grandes enseignes mettent en avant le fait qu’elles proposent des produits en vrac et individuels, ce qui fait moins de plastique et de carton pour l’emballage. Oui, c’est bien mais, ce qu’elles ne nous disent pas, c’est que les produits proposés sont très très « industriels ». Donc, oui, ces produits sont bons pour la planète mais si c’est au détriment de ma santé, non merci !
Autre exemple : une marque de restauration rapide qui a changé la couleur de son logo. Elle a remplacé le rouge par le vert ! Pourtant, à part un ou deux produits bios et un effort sur l’emballage, elle est loin d’être exemplaire…
Tous les industriels utilisent maintenant, dans leurs pubs, des images associés à la nature, l’environnement. Or, la plupart d’entre eux sont loin de vendre des produits écologiques !
Je finirai mes exemples en citant un seul nom, Yannick Noah. Ce week-end, il a été décidé que Roland-Garros resterait à Paris, ce qui entraînera la destruction des Serres d’Auteuil. Yannick Noah a soutenu le projet et n’a pas compris pourquoi Françoise Hardy était contre. Il a dit qu’elle n’avait rien à voir avec Roland-Garros. Non, non, effectivement, ce n’est pas une joueuse de tennis professionnelle, elle a simplement signé la pétition contre la destruction des Serres d’Auteuil, par pure conscience écologique ! Noah s’est déclaré déçue par Françoise Hardy, il l’aimait bien avant. Eh bien, moi, j’aimais bien Noah, je pensais qu’il était écolo avec sa chanson « Aux arbres, citoyens ! » notamment. Mais, là, je me demande s’il ne fait pas non plus du greenwashing ?

Alors, ne vous laissez pas berner. Lisez bien les étiquettes.

Lisez bien les étiquettes !

Pour éviter de se laisser prendre par les « faux-verts », intéressez-vous aux produits que vous achetez, regardez les logos. Fort heureusement, les labels écologiques semblent bien surveillés. Bien entendu, il peut exister des brebis galeuses.
De toute façon, il suffit de lire la liste des ingrédients de certains produits des supermarchés pour les laisser là où ils sont. Si vous achetez ces produits en pleine conscience, cela vous regarde, vous avez parfaitement le droit.
Mais n’oubliez pas que « Naturel » écrit en grand sur un paquet ne veut pas dire bio ! S’il est vraiment bio, il doit comporter le logo AB ou le logo bio européen.
Mais, pour ceux qui se font prendre par les faux discours écolos, soyez plus vigilants. Il suffit de quelques secondes pour se rendre compte que vous avez affaire à des greenwashers.
Pensez à une chose : faire de l’écologie, du bio, du vert, du respectueux de l’environnement, cela coûte beaucoup plus cher aux industriels, de ce fait ils se contentent bien souvent d’un relookage du packaging pour faire plus écolo et ainsi tromper les consommateurs qui ne sont pas vigilants.

Mais, que voulez-vous le « vert » attire et fait vendre. Le seul moyen de contrecarrer les greenwashers est de ne pas acheter leurs produits !

lundi 14 février 2011

"Prêt à jeter" documentaire Arte 15/02/2011 20h40

Sur Arte mardi 15 février 2011 à 20h40, un documentaire de Cosima Dannoritzer réalisé en 2010 : Prêt à jeter.
Ce documentaire enquête sur la manière dont les industriels réduisent volontairement la durée de vie de leurs produits afin de nous en faire acheter plus souvent. A voir absolument !



Si vous l'avez manqué, une rediffusion est programmée le 18.02.2011 à 10:30

Ecolo un peu chaque jour

L’écologie, on en parle tous les jours. Tout le monde semble être écolo. Mais dans la réalité des faits, c’est loin d’être le cas. Beaucoup sont d’accords pour être écologistes quand cela leur permet de faire des économies d’énergie, d’impôts... C’est leur seule et unique motivation. Mais quand il s’agit d’être écolo pour sauver la planète pour les générations futures, et que cela demande des efforts non transformables en argent sonnant et trébuchant, il n’y a plus grand monde.

Les grands discours à tout bout de champ sont également le lot quotidien de nombreux décideurs, dirigeants politiques, économiques et financiers. Ils surfent sur la vague, sur la mode de l’écologie. Mais ils sont les premiers à rouler en gros 4x4 et à prendre l’avion à la moindre occasion.

D’autres n’en ont rien à faire de l’écologie et ne jurent que par les assiettes en plastique, lingettes et emballages plastiques en tout genre. Ils ne voient que leur petit intérêt ou leur petit confort à court terme. Enfin, eux, ont a moins le mérite de ne pas être hypocrites, il sont juste égoïstes.

D’autres, enfin, sont des extrémistes et veulent nous faire revenir à l’âge de Cro-Magnon. Ils ne sont pas très réalistes. Ils sont adeptes du catastrophisme à tout crin. Les alertes sont nécessaires mais au lieu de hurler au loup, peut-être vaudrait-il mieux éduquer les gens et essayer de trouver des solutions.

En matière d’écologie, il est donc préférable de trouver le juste milieu. Il est indéniable que la planète est en danger. Tout seul, on n’arrivera pas à tout changer. La Terre entière doit se mobiliser. C’est à chacun de faire un effort pour léguer à nos enfants une planète encore vivable.

Si chacun prenait la peine de modifier quelques petites choses dans son comportement de tous les jours, au bout du compte, cela aboutirait à un grand changement.
Par exemple, prendre la peine de trier correctement ses déchets, boycotter la vaisselle jetable, remplacer les multiples lingettes par un bon vieux chiffon, récupérer l’eau de pluie pour arroser son jardin, privilégier dans la mesure du possible les produits bio, éviter les trajets inutiles en voiture, utiliser de préférence le purin d’orties ou de prêle au lieu des produits chimiques au jardin, utiliser de la papeterie recyclable et recyclée, etc., etc., etc.

Bien sûr, ce sont des conseils que tout le monde connaît mais ils sont indispensables. Encore faut-il que l’on y pense constamment pour que cela devienne un réflexe et non une corvée.
Quelquefois on peut se demander « à quoi bon ! », alors que les Etats ne font pas grand-chose à part parler, alors que la Chine est en train de polluer un maximum à cause de son industrialisation à marche forcée, alors que les Etats-Unis ne veulent pas s’engager dans la lutte contre l’effet de serre, alors que la déforestation se poursuit sans relâche dans la Forêt amazonienne, poumon de la planète, alors que les grosses sociétés pétrolières continuent à prendre la mer pour une poubelle avec les dégazages notamment, alors que les ours polaires sont en train de disparaître à cause de la pollution des Pôles, etc.

Pourtant, ce n’est pas une raison pour baisser les bras. C’est à chacun de prendre ses responsabilités et d’essayer à son petit niveau d’améliorer la situation. Ainsi, les gouvernants n’auront plus d’autre choix que de réagir à leur tour.
Une lueur d’espoir, c’est que de plus en plus de jeunes, d’enfants se sentent concernés par l’écologie. Ce sont même parfois eux qui font l’éducation de leurs parents et qui leur apprennent les bons gestes et les bons comportements à suivre. Cela se comprend car ils sont bien conscients d’être les futurs héritiers de notre planète.

samedi 12 février 2011

Le bain des oiseaux



Nous venons d'installer une "baignoire" pour les oiseaux.
Bien qu'il fasse encore froid, ils sont déjà nombreux à y patauger.

Au printemps, nous avons prévu d'ajouter quelques fleurs autour pour rendre l'endroit encore plus accueillant.

mercredi 9 février 2011

Les lasagnes, c’est bon… pour le jardin !

Notre jardin était bordé d'un côté par un chemin réalisé avec des « tapis de fosse » (grands tapis en caoutchouc noir qui étaient utilisés sur les tapis roulants qui servaient à trier le charbon) et bordé de gros grés.

Comme nous avons installé une serre l'année dernière, notre jardin s'est trouvé quelque peu raccourci. Pour l'agrandir un peu, nous avons donc décidé de supprimer le chemin et d'en faire un autre ailleurs et moins large. Mais, impossible d'utiliser cette bande de terre dans l'état où elle se trouve. Elle est composée en grande majorité d'argile et a subi pendant plus de vingt ans les piétinements et les passages de brouettes. Le sol s'est donc peu à peu transformé en "béton".

Pour remédier à cet état de fait, nous avons donc décidé de créer une "lasagne".
Nous avons installé du carton, sur toute la longueur du chemin. Nous l'avons copieusement arrosé. Puis nous avons ajouté des branchages.



Puis nous avons ajouté des feuilles mortes broyées et non broyées.





Puis nous avons à nouveau arrosé copieusement.



Nous avons commencé à ajouter des déchets de cuisine.



Pour le moment nous n’en avons pas assez pour recouvrir toute la lasagne. Nous allons donc continuer à les ajouter petit à petit.

Il ne nous restera alors plus qu’à ajouter des feuilles de journal, les premières tontes du gazon (en très fines couches), à bien arroser le tout puis à mettre par-dessus une couche de terreau.
Nous vous montrerons de nouvelles photos dès que ce sera fait.

Nous pourrons alors planter nos courges et courgettes.

dimanche 6 février 2011

Les insurgés de la terre sur Arte 8 février 2011

Excellente émission à ne pas manquer mardi 8 février 2011 à 20h40
Le Théma sera consacré à : "Les insurgés de la terre"

Extrait du résumé d'Arte : " Pour protéger la planète, certains jeunes militants écologistes sont prêts à tout. Mais leurs actions radicales servent de prétexte aux États pour criminaliser la désobéissance civile.[...]
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L'agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida.[...]
Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe".

Pour plus d'infos, consultez le site d'Arte ici : http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1234052,day=4,week=6,year=2011.html

Si vous l'avez raté, rediffusion les 10.02.2011 à 10:35 et 15.02.2011 à 02:50

samedi 5 février 2011

Le jardinage, c’est du sport !




On n’y pense pas forcément, mais il est vrai que pratiquer le jardinage, c’est pratiquer une activité sportive complète. Tous les muscles, toutes les articulations fonctionnent quand il s’agit de bêcher, de ratisser, de planter, de tondre la pelouse, etc…
Ceux qui possèdent un jardin le savent parfaitement : les courbatures ressenties à la fin d’une séance de jardinage prouvent bien que certaines parties du corps ont été sollicitées. Bien entendu, il ne faut surtout pas que les douleurs soient insupportables. Le jardinage ne doit pas être une séance de torture !

Pour cette raison, il faut faire extrêmement attention aux gestes que l’on fait dans le jardin, afin de protéger le dos notamment. Il faut utiliser davantage les membres inférieurs (s’agenouiller au lieu de se courber, si possible) quand on doit soulever quelque chose ou quand on désherbe.
Il faut également varier les gestes : ne pas bêcher tout un après-midi, ne pas désherber toute la journée, ne pas ratisser pendant des heures… Cela évitera les courbatures douloureuses et surtout, en variant vos gestes, le jardinage apparaîtra moins rébarbatif et vous ferez fonctionner tous vos muscles, toutes vos articulations. A noter que pour les petites courbatures, un cachet d’aspirine dans l’eau du bain fait des miracles.

Autre avantage du jardinage : il fait perdre des calories. Une étude a montré que 3 heures et demi de jardinage faisaient perdre 1000 calories. Tondre la pelouse vous fait marcher également, ce qui est bon pour le cœur.

Vous sortez d’une séance de jardinage plus énergique, ressourcé comme après une séance de sport. Votre sang est plus oxygéné, votre esprit plus vif, plus aiguisé, plus affûté… Bref, vous vous sentez mieux. Et, vous avez la satisfaction du travail accompli.

Le jardinage permet donc de se maintenir en forme. De plus, une fois tous ces efforts, finalement profitables, accomplis, vous aurez un beau jardin et vous pourrez vous y reposer en toute quiétude.

jeudi 3 février 2011

Des Forêts et des Hommes à l'ONU



Yann Arthus-Bertrand vient de réaliser un film sur les forêts qui sera présenté à l'ONU dans le cadre de l'Année Internationale des Forêts.

Vous pouvez retrouver plus d'infos sur cette action en cliquant ici : http://www.goodplanet.org/forets/film.html.
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