jeudi 31 mars 2011

Mes astuces pour éliminer les mauvaises herbes du jardin


Pour ceux qui ont un jardin, une cour ou un petit bout de terrain quelconque, avec des allées en graviers, des bordures, des potagers, des parterres de toute sorte, je suppose qu’ils sont confrontés à un gros problème qui revient et revient inlassablement tout le long de l’année : les mauvaises herbes !

Elles ne cessent de tout envahir et elles sont une grosse mangeuse de temps. Rappelez-vous les heures passées à les traquer, à les enlever, à vouloir les éliminer une fois pour toute. Mais, au bout d’un moment, elles reviennent et continuent à tout envahir.

Certes, des solutions radicales pour les éliminer existent : du chlorate ou du round-up et hop, le tour est joué !
Stop ! Halte, Au Secours ! Arrêtez ! N’utilisez plus ces poisons ! Ils ont dévastateurs pour l’environnement et la santé.

J’avoue, moi aussi, j’ai été bernée par le round-up. Soi-disant inoffensif pour la terre, il y a une vingtaine d’années, j’en ai répandu dans mon potager avant de commencer mes semis. Mais, depuis que je sais qu’il était tout aussi mauvais que les autres désherbants, j’ai de suite arrêté. Ces chlorate et round-up sont de véritables poisons qui sont encore trop souvent employés par ceux qui ne prennent pas la peine de trouver d’autres solutions, tout aussi efficaces, mais qui respectent l’environnement, la santé et qui ne prennent pas forcément plus de temps.

Pleine de remords et de honte de m’être fait avoir comme çà avec le round-up, j’ai cherché des solutions écologiques pour éliminer les mauvaises herbes de mon terrain. J’en ai bien sûr trouvé. Quand on veut, on trouve ! Les voici :

L’huile de coude est un premier bon moyen. Retirez tout simplement les mauvaises herbes, une par une, et vous n’en aurez plus ! Bon, c’est valable quand vous n’avez pas un trop grand terrain. Mais, c’est faisable.


Pour les allées :

Le gros sel marche bien. J’en répands régulièrement dans mes allées. Pour la prévention, j’arrose régulièrement mes allées avec de l’eau à forte concentration en sel, en clair, je fais fondre le sel dans de l’eau de pluie.
Le vinaigre blanc est efficace pour le liseron, (une plaie pour le jardinier). Un filet dessus pur et il fane en moins de deux.
L’eau chaude est aussi utilisable. Vous pouvez utiliser votre eau de cuisson pour les grosses mauvaises herbes.
Vous pouvez aussi brûler les mauvaises herbes avec un chalumeau ou un décapeur thermique, c’est très efficace. Mais surtout à ne pas utiliser dans les régions sèches (comme le midi de la France) ou par grand vent, car vous risqueriez de mettre le feu involontairement.
En prévention, dans une allée ou une terrasse en graviers, vous pouvez mettre avant le gravier, un film géotextile. Moi, j’ai un peu triché, j’ai refait ma terrasse en graviers il y a 2 ans et, trouvant le géotextile trop cher, et voulant trouver une alternative plus écolo, j’ai mis de vieux draps récupérés donc gratuits. Pour le moment, cela marche assez bien. Certaines herbes arrivent quand même à passer. Mais, c’est minime, c’est une par une, cela part facilement car la racine n’est pas très bien implantée. Il suffit de surveiller et de les enlever régulièrement. Cela prend 30 secondes. Je n’ai plus de grosses touffes.


Pour le potager :

J’avoue de suite qu’il y a longtemps que j’ai compris que la présence de la moindre petite herbe n’empêchait pas mes légumes de pousser. De plus certaines herbes étant bonnes pour se soigner ou pour les cuisiner, je leur laisse volontiers un peu de place afin de pouvoir les récolter, comme par exemple les orties, la prêle, les pissenlits, le mouron blanc, etc.)
Toutefois, je ne laisse pas mon potager être envahi. Je passe régulièrement. J’élimine les plus grosses mauvaises herbes. J’enlève les petites uniquement si elles empêchent mes semis de lever. Cela prend du temps mais un seul passage suffit. Dans les endroits ou la largeur d’un outil passe, je bine régulièrement.
En prévention, j’utilise la technique du paillage avec des feuilles mortes, de la tonte de pelouse, de la sciure, du brf, des cartons… Un bon paillage de quelques centimètres et les herbes ne peuvent plus pousser. C’est simple et efficace. En plus, la tonte permet de garder l’humidité quand vous arrosez vos légumes.


Voilà, je crois que vous ne verrez plus les mauvaises herbes de la même façon. Et n’oubliez pas que certaines herbes considérées comme mauvaises sont en réalité un bienfait pour les jardiniers et même les gastronomes. Je ne dis pas que vous les apprécierez toutes… Mais, vous savez maintenant les combattre avec efficacité et surtout de manière écologique. C’est plus facile de gagner la guerre quand on a les armes adéquates ! Surtout arrêtez avec les chlorates, les round-up et compagnies. Ne croyez pas les fabricants qui vous disent que leur désherbant est écologique. Il le sera toujours moins que du paillage, des draps ou de l’eau chaude, vous ne croyez pas ?

mercredi 30 mars 2011

Sortie du film BONOBOS d'Alain Tixier

Aujourd'hui, sortie du film Bonobos d'Alain Tixier.

Ce film présente le merveilleux travail de Claudine André pour la sauvegarde des Bonobos.

Dans son sanctuaire, Lola ya Bonobo, elle recueille les bonobos, les soigne et essaye de relâcher la plupart d'entre eux dans les 35 hectares de forêt, afin qu'ils retrouvent une vie normale dans leur milieu naturel.



Pour plus d'infos sur le sanctuaire et Claudine André, vous pouvez consulter le site http://www.lolayabonobo.org/

mardi 29 mars 2011

Jean Marie Pelt, « Les dons précieux de la nature »

J’ai eu la chance de l’écouter lors de la conférence qu’il a donné à Béthune le 30 mars 2010, pour la sortie de son livre « Les dons précieux de la nature ». Livre qu’il m’a d’ailleurs gentiment dédicacée.



J’avais déjà lu plusieurs de ses livres : « Les Langages secrets de la nature », « Plantes en péril » et « C'est vert et ça marche »


Qui est Jean-Marie Pelt ?

Jean-Marie Pelt , né en 1933 en Lorraine, est, entre autre, professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l’Université de Metz, président de l’Institut européen d’écologie, président de la Fondation européenne de recherche sur l'éducation et l'écologie de la personne et de ses applications sociales, président d'honneur de la Société française d'ethnopharmacologie, secrétaire général du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique, auteur d’une cinquantaine de livres sur le monde végétal et conférencier.


De quoi parle son livre « Les dons précieux de la nature » ?

Son livre parle de la biodiversité et des menaces que l’homme fait peser sur elle, l’homme qui a toujours considéré que les ressources de la nature étaient illimitées et qui s’aperçoit désormais (peut-être trop tard ?) que ce n’est pas le cas.

« 98 à 99 % des espèces ayant vécu sur la planète ont disparu », il reste « néanmoins 1 800 000 espèces aujourd’hui recensées par la science » mais de nombreuses autres restent à découvrir notamment chez les insectes et chez les espèces marines dont « seules 15 %... sont connues ».

Il faut donc absolument protéger la nature en général et cette biodiversité animale et végétale, car même si jusqu’à maintenant on estimait ces espèces « sans valeur », on s’aperçoit aujourd’hui que cette nature à une valeur financière que l’on commence à évaluer et à quantifier. « Les services rendus à la santé publique par la biodiversité végétale étaient estimés, en 2005, à 19 milliards de dollars et à 26 milliards à l’horizon 2011 » écrivait en 2010 Jean-Marie Pelt.

Il est urgent de prendre conscience que les services rendus par la nature sont immenses et vont aller en augmentant dans les années à venir.


Mon avis

C’est un livre qu’il faut absolument lire et faire lire ! Après sa lecture, on ne voit plus la nature de la même façon ; et même si on était déjà un écolo convaincu, ce livre nous donne encore plus envie de se battre pour le respect et l’amour de la nature !


Quelques-uns de ses ouvrages :


- Les langages secrets de la nature : La communication chez les animaux et les plantes

- Plantes en péril

- La Vie est mon jardin

- Nouveau tour du monde d'un écologiste

- Ces plantes que l'on mange

- C'est vert et ça marche !

- Petite histoire des plantes - Carnet de bord d'un botaniste engagé

- Les dons précieux de la nature

- L'évolution vue par un botaniste

dimanche 27 mars 2011

Gaz de schiste : 2 vidéos pour comprendre et agir

Une interview de Corinne Lepage sur terre.tv pour comprendre de quoi il s'agit exactement :





Une interview de José Bové lors du Jeudi de l'Ecologie 2012 à Montpellier, consacré aux gaz de schiste :

jeudi 24 mars 2011

Soyons zen même au jardin

Aujourd’hui, dans un monde de stress, de bruits et de fureur, nous recherchons le zen partout. Le yoga, la méditation, la respiration profonde, le massage, etc. sont nos alliés dans cette quête. Le jardin peut également nous y aider.
Les Chinois et les Japonais l’ont compris depuis des millénaires. Ce sont les inventeurs du Jardin Zen.

Ce dernier (le « Chan ») est né en Chine : il servait de lieu de méditation aux moines. Deux éléments importants caractérisaient ces premiers Jardins Zen : les rochers (symboles de la montagne) et l’eau (étroitement associée à la vie). Les Japonais se sont approprié cette tradition chinoise, l’ont appelée « Zen » et l’ont adaptée à leur propre philosophie, en l’augmentant de divers éléments.
S’y ajoutent, par exemple, des lanternes de pierre, des tablettes dédiées aux divinités de la nature, des portiques…

La philosophie qui prévaut dans la composition de ces jardins est que l’homme ne domine pas la nature mais y participe, s’y conforme et s’y intègre. C’est ainsi que les Jardins Zen sont des paysages naturels où la main de l’homme, très active, ne doit pas être visible.
Le jardin doit s’intégrer totalement à la nature. Il représente d’ailleurs la nature mais en miniature : les rochers sont des montagnes, les pièces d’eau sont des lacs, le sable blanc remplace l’eau dans certains cas, la mousse c’est la campagne.
Le Jardin Zen sert également d’espace intermédiaire entre l’intérieur et l’extérieur, par exemple. Le fait de traverser le jardin avant de pénétrer dans la maison permet de se purifier et de se régénérer.

Voici quelques pistes pour comprendre le Jardin Zen :

- il se compose toujours d’un « tapis de pierres », qui permet de le traverser sans se salir les pieds… mais pas uniquement. La façon dont il est tracé, de manière très sinueuse, permet de rallonger la promenade et certaines pierres qui incitent à faire une pause, permettent d’admirer le jardin en son entier ou, au contraire, de mettre l’accent sur un détail du jardin.
- les arbres sont taillés d’une façon très particulière et très minutieuse (à la manière des Bonsaï), tout en boule, en rond, afin d’éviter toute ligne droite. On y trouve surtout des bouleaux, des érables et certains arbres fruitiers qui font le bonheur de tous lors de leur floraison (mais qui ne produisent aucun fruit pour ne pas salir les dalles du jardin).
- on ne visite pas le Jardin Zen de n’importe quelle façon : un ordre précis est à respecter. Au fur et à mesure des étapes, on finit par atteindre la sérénité. Par exemple, les ponts auraient pour effet de repousser les esprits malfaisants, les portiques marqueraient le passage des divinités, etc.
- le sable blanc remplace la mer, l’eau. C’est la raison pour laquelle il est ratissé, chaque matin, en forme de vague se brisant sur les rochers.

Avoir un Jardin Zen c’est beaucoup d’entretien. Mais c’est aussi un moyen de se relaxer.
D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’avoir un immense espace pour avoir un Jardin Zen : quelques pierres judicieusement choisies, du sable, de la mousse, même placés dans un simple pot, sont suffisants. Le but est de constituer un tableau naturel où tout est agencé harmonieusement et où tout est calculé au millimètre sans que cela se remarque
Chaque matin, on exécute son kata et cette discipline permet de retrouver la sérénité, le bien-être.

mardi 22 mars 2011

Journée mondiale de l’eau



Aujourd’hui 22 mars 2011, c’est la journée mondiale de l’eau.

N’oublions pas que l’eau n’est pas une ressource inépuisable. De nombreux pays manquent d’eau, et même en France nous avons régulièrement des restrictions d’eau l’été.

L’eau est l’affaire de tous ! Des experts, les médias, des sites internet proposent des trucs et astuces pour économiser l’eau au quotidien. Ces conseils ont, bien entendu, pour effet de sauvegarder l’eau de notre sous-sol, mais également de sauvegarder la planète par extension. Mais, ils ont également pour but de nous faire faire des économies.
En effet, l’eau coûte de plus en plus cher. Comme toute chose qui devient rare, le prix ne risque pas de baisser, au contraire.


Voici quelques conseils que j’applique personnellement :

- j’ai mis des aérateurs d'eau sur mes robinets. L’air se mélange à l’eau comme cela on en use moins. De plus l’eau est plus mousseuse, ce qui quand on a une eau « dure » est plus agréable.

- je prends des douches (60 à 80 L) plutôt que des bains (150 à 200 L). (de toute façon, comme j’ai des problèmes d’arthrose, j’ai du mal à m’asseoir dans la baignoire et encore plus à me relever !)

- dans les toilettes, j’ai une chasse d’eau à double commande. J’hésite à passer aux toilettes sèches dans la maison. Moi je trouve ça très pratique et j’en ai installé dans mon sous-sol, ce qui m’évite de rentrer dans la maison lorsque je suis au jardin ; mais malheureusement mes invités ne sont pas très réceptifs à l’idée.

- je récupère l’eau de pluie pour arroser le jardin et les fleurs. J’utilise un récupérateur d'eau de pluie. C'est un système qui se branche sur la gouttière. Mes cuves se remplissent ainsi à grande vitesse à chaque grosse pluie. Pour arroser mon potager ou mes parterres de fleurs avec un tuyau d’arrosage, j’ai investi dans une pompe à eau électrique, ça permet de vider l’eau de mes cuves facilement et rapidement. J’arrose le soir et je paille abondamment mon potager afin de laisser le sol humide en permanence.

- je lave mes légumes dans une bassine et je récupère l’eau pour arroser les plantes qui sont dans la serre.

- j’ai acheté une machine à laver le linge de classe A, moins gourmande en eau et je regroupe mes lessives, comme cela je ne fais, en moyenne, qu’une machine de blanc et une ou deux de couleurs par semaine.

- je surveille régulièrement la chasse d’eau et les robinets pour déceler d’éventuelles fuites et pouvoir y remédier le cas échéant.

Voilà quelques conseils, il en existe pleins d’autres. La première chose à faire est de prendre conscience que l’eau est une denrée rare et qu’il faut l’utiliser « avec modération ». Après c’est à chacun de faire sa part, que ce soit les agriculteurs (les cultures très gourmandes en eau, comme le maïs, sont montrées du doigt), les stations de skis (leurs canons à neige qui pompent des quantités d’eau astronomiques que la fonte des neiges ne compense pas), mais également l’état qui doit agir dans le bon sens et limiter, voire interdire certaines pratiques fallacieuses et criminelles et nous les simples particuliers. L’eau est l’affaire de TOUS !


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lundi 21 mars 2011

Biodiversité, une fin inéluctable ?




Régulièrement, les scientifiques, les écologistes, les Etats nous mettent en garde contre la disparition de la biodiversité dans le monde. Des sommets mondiaux sont organisés mais rien ne bouge ! La faune et la flore continuent à disparaître, des espèces sur terre et dans l’eau sont menacées… Et tout ça, à cause de qui ? A cause de l’Homme, le plus grand dévastateur que l’Humanité ait connu. Que peut-on faire ? Qui a le pouvoir de changer les choses ?

La biodiversité, c’est quoi ?

Le terme « biodiversité » est apparu dans les années 80. Il a été officialisé lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.
La biodiversité est composée de deux termes : « bio » et « diversité ». Selon le Larousse, c’est « la diversité des espèces vivantes et de leurs caractères génétiques ». Pour les écologistes, les protecteurs de notre Planète, c’est un peu plus que cela. Cela désigne aussi le milieu vivant où évoluent ces différentes espèces (animale et végétale), les interactions qui existent, d’une part, entre elles et, d’autre part, entre elles et leurs milieux de vie.
La définition est très large. Cela signifie donc que si une espèce est menacée, elle peut entraîner la disparition d’une autre espèce et de son milieu de vie. De la même manière, si une espèce, prenons l’exemple de l’Homme (qui fait partie de la biodiversité), prenait la fâcheuse habitude de détruire des espèces, cela pourrait entraîner un dérèglement de la Terre, par un effet domino.

L’Homme, le plus grand destructeur de la biodiversité

Tiens, tiens, n’est-ce pas précisément cela que le Monde est en train de vivre actuellement ?
L’Homme n’est-il pas en train de détruire la Planète petit à petit. Il utilise des moyens divers et variés. Il fait preuve d’une grande imagination.

Prenons quelques exemples :

La pêche : l’outrance, le cyanure, les filets dérivants, la pollution (plastiques, pétrole et autres), etc. ont fait disparaître des tas d’espèces de poisson, des algues, des coraux, des planctons, etc. qui servaient à d’autres espèces de nourriture ou de lieu de vie.

L’agriculture
: la destruction de la Forêt Amazonienne ou l’incendie volontaire de la forêt primaire de la Réunion ou d’autres forêts où vivent les orang-outans, les koalas ou des tonnes d’autres espèces déjà menacées, pour produire du soja ou de l’huile de palme à grand renfort de pesticides, font que des espèces animales et végétales souvent endémiques disparaissent chaque jour. N’oublions pas que dans ces forêts primaires, on trouve quantité de plantes très utiles en pharmacologie, dont l’étude permet et permettra encore de sauver des vies humaines. Plus près de nous, en Europe et même en France, l’utilisation des pesticides et des engrais entraînent l’appauvrissement de nos sols du fait de la disparition des vers de terre notamment, ainsi que la disparition des abeilles utiles à la pollinisation.

L’élevage : des forêts sont détruites pour permettre l’élevage intensif de bœufs, comme par exemple au Brésil.

La pollution : industries, transports entraînent pollution et dérèglement climatique.

Voici quelques petits exemples de ce que fait l’Homme, chaque jour, pour faire disparaître la biodiversité.

Peut-on encore réagir ?

Des Sommets mondiaux depuis Rio de Janeiro en 1992 jusqu’à celui de Nagoya sont organisés régulièrement. On y tire la sonnette d’alarme : « c’est grave ce qui arrive », « la biodiversité est menacée », « des espèces disparaissent continuellement », etc.

Oui, et alors ? Certaines actions sont menées dans quelques pays, mais je remarque que des espèces sont toujours menacées et continuent à disparaître. Les pouvoirs publics ne sont pas encore prêts à s’investir totalement. Les Etats sont encore trop frileux. Les lobbies industriels sont trop forts pour que les choses changent réellement. Les Gouvernements se donnent bonne conscience en participant à ces sommets, disent qu’ils vont faire quelque chose mais, au final, ils se trouvent toujours des excuses pour renoncer ou freiner leurs ardeurs.

Tant que l’Homme se croira le plus fort et au sommet de toutes les espèces, la biodiversité a du souci à se faire ! Mais, n’oublions pas que l’Homme n’est qu’une espèce parmi des tas d’autres de la biodiversité… et qu’à force de jouer les apprentis sorciers, il peut disparaître comme les autres espèces.

dimanche 20 mars 2011

STOP PUB !


(image F.N.E)


Savez-vous que vos boîtes aux lettres ingurgitent plus de 40 kg de publicité par an ?
Ce qui fait 1 million de tonnes de déchets dont plus de la moitié sont brûlés ou mis à la décharge.
Cela encombre nos boîtes aux lettres mais aussi nos poubelles. En tant que consommateur, nous payons pour leur fabrication (inclus dans le prix de revient des produits) et pour leur destruction (taxe de ramassage des déchets).
La fabrication consomme de l’eau, des matières premières et de l’énergie inutilement.
De plus, lorsque l’on part en vacances, une boîte aux lettres qui déborde de pub, c’est comme une enseigne lumineuse qui indiquerait aux futurs cambrioleurs « venez chez nous, il n’y a personne ! ».

Cela suffit !
D’autant qu’avec internet, on peut recevoir les promotions des magasins par mail. Cela permet de continuer à recevoir les infos de nos enseignes préférées, tout en protégeant l’environnement.

Alors, demandez un autocollant Stop pub à votre mairie ou s’il n’y en a pas de disponible, commandez les, par exemple, sur le site France Nature Environnement (http://preventiondechets.fne.asso.fr/fr/Agir/lautocollant-stop-pub/comment-se-procurer-le-stop-pub.html) .

samedi 19 mars 2011

Dépolluez vos intérieurs


Ile Maurice



On a coutume de dire que l’air est pollué, que les voitures, les industries dégagent trop de monoxyde de carbone, etc.
Mais la pollution ne concerne pas uniquement l’extérieur, l’intérieur de vos maisons est également très pollué. Le problème c’est que cette pollution est souvent invisible, inodore même mais, malheureusement, les effets sur la santé sont, eux, bien réels.
Des problèmes d’asthme, des maux de tête, des irritations de la gorge, des yeux, de la toux, de la fatigue, voire même des cancers ont pour origine cette pollution de l’intérieur des maisons.
Des études sérieuses l’ont prouvé.

Sont incriminés particulièrement :

- les matériaux de construction, comme les isolants (type laine de verre, laine de roche), les revêtements plastiques, les moquettes, le contreplaqué, le PVC, etc.
- la peinture, la colle, les résines, les solvants, les vernis, etc.
- le mobilier en mélaminé, en bois traité (avec des produits nocifs), le tissu d’ameublement
- les produits ménagers, les aérosols
- les ustensiles de cuisine comme les poêles anti-adhésives

Tout ceci regorge, entre autres, de polluants chimiques très volatiles, que vous respirez à pleins poumons chaque jour. Bien sûr, les doses de ces polluants paraissent infimes mais leur accumulation et leur persistance dans vos maisons sont à la longue très préjudiciables pour vos organismes. Mais, tout n’est pas perdu, à condition de prendre le problème à bras le corps et de revoir vos habitudes de vie.

Des solutions existent effectivement :

- il faut aérer au maximum vos maisons en ouvrant les fenêtres tous les jours et en créant un courant d’air (dans la mesure du possible)
- il faut installer un système de ventilation performant : une VMC mal installée et/ou défectueuse peut s’avérer très dangereuse
- il faut utiliser des matériaux de construction naturels comme le chanvre, le coton, le lin, le liège, le torchis, le bois traité « naturellement », etc. ; matériaux d’ailleurs remis au goût du jour
- il faut utiliser les peintures à l’eau, les revêtements en fibres naturelles comme le jonc de mer, le bambou, le coco, etc.
- il faut déshumidifier vos intérieurs (les nettoyants à vapeur sont d’ailleurs très mauvais car ils augmentent le taux d’humidité de vos maisons)
- il faut aspirer très régulièrement toutes les poussières et les acariens qui sont autant de résidus nuisibles
- il faut installer des lampes en cristal de sel dans toutes les pièces
- il faut mettre des plantes vertes qui dépolluent comme le philodendron, le chlorophytum, le cactus, l’aglaonéma, le sanseveria, etc.

Bien entendu, ces solutions ne peuvent pas être toutes réalisées en un clin d’œil. Le principal c’est que vous ayez conscience du problème et que vous cherchiez petit à petit à améliorer votre intérieur.
La prise de conscience est le premier pas vers la mise en route de solutions pertinentes qui vous aideront à vivre mieux.


mercredi 16 mars 2011

Connaissez-vous les Jardins de Noé ?




Cette association a pour but de « créer un réseau national de jardins dédiés à la biodiversité et une communauté de jardiniers éco-responsables, qui s’engagent pour la préservation de l’environnement. »

Chaque membre de l’association s’engage à mettre en place un ensemble de 10 actions dont le but est de faire entrer la biodiversité dans son jardin.

Les 10 engagements sont :

1. Je laisse un coin de jardin au naturel
2. Je mets en place une praire naturelle fleurie
3. J’aménage mon jardin pour la biodiversité
4. Je réduis ma consommation d’eau
5. Je fais un compost
6. Je limite l’éclairage de nuit
7. Je plante des espèces locales
8. J’améliore mon sol en respectant l’environnement
9. Je protège mon jardin en respectant l’environnement
10. Je deviens porte-parole de la biodiversité


Faites comme moi, rejoignez les membres de l’association http://www.jardinsdenoe.org/index et engagez-vous pour la biodiversité !

mardi 15 mars 2011

Nos rivières se meurent à coup de médicaments




Les Français sont les champions du monde de la consommation de médicaments. Certains d’entre eux pourraient largement s’en passer. Mais, ils imaginent certainement qu’en prenant leurs petites pilules tous les jours, leur vie sera meilleure. S’ils veulent abîmer leur santé, cela les regarde.

Mais, là où je ne suis pas d’accord et où je m’insurge contre ces dévoreurs de médicaments, c’est qu’après qu’ils aient été ingurgités, ces derniers finissent par polluer nos rivières. En effet, ils suivent un parcours des plus logiques : ils sont avalés, ils se diffusent dans le corps, leurs résidus se retrouvent dans les urines, le tout est éliminé dans les toilettes, la chasse d’eau évacue le tout et, au final, les eaux usées se retrouvent dans les égouts, dans les rivières ou dans la mer.

Pourtant, on aurait pu croire que les stations d’épuration permettraient de traiter, de purifier totalement toutes les eaux usées. Hé bien, non. Des études ont montré que ces stations n’étaient pas suffisamment performantes et laissaient passer les résidus de médicaments dans les cours d’eau de toute la France. Les prélèvements montrent la présence de paracétamol, d’ibuprofène, d’anti-inflammatoires, d’antidépresseurs, de pilules contraceptives. Les résidus des eaux usées des hôpitaux et les antibiotiques administrés aux animaux d’élevage augmentent encore les taux.

Cet état des lieux a inévitablement des conséquences néfastes sur l’environnement, sur la flore et la faune. Ainsi, on a prélevé une quantité anormale de poissons mâles et on s’est aperçu que la population des grenouilles se féminise à cause des résidus des pilules contraceptives. Autre conséquence : les microbes semblent plus résistants aux traitements qu’auparavant.

D’autres études sont en cours pour analyser de manière plus précise l’impact de ces résidus de médicaments sur l’homme et sur la nature. Il n’y a plus qu’à attendre les résultats. Espérons qu’ils soient encourageants, d’autant plus que l’on ne sait pas encore si l’eau du robinet est contaminée par ces mêmes résidus. Le taux des résidus médicamenteux dans l’eau du robinet n’étant pas encore mesuré, il y a de fortes chances que l’on fasse des découvertes alarmantes dans les années qui viennent.

Il serait bon de prendre le problème à bras le corps dès maintenant. En réformant les stations d’épuration ? Il semble qu’un système 100 % fiable soit impossible à mettre en œuvre. En les remplaçant toutes par les usines d’eau potable ? Possible si l’on met sur la table une somme astronomique. La seule solution envisageable serait que la consommation de médicaments diminue fortement. Et, là, c’est l’affaire de tous.

Alors, avant de prendre un médicament, sans en avoir réellement besoin, réfléchissez bien au parcours qu’il subit. Vous hésiterez peut-être…

dimanche 13 mars 2011

Avatar : Un spectacle époustouflant au service de l’écologie !

Un spectacle époustouflant au service de l’écologie !

J'avais vu le film à sa sortie, en 2D et j'avais adoré. Je viens d'acheter la version longue en DVD et me suis régalée ! Les émotions sont toujours aussi fortes, les images magnifiques vous transportent.

Oui, bien sûr, le scenario tient sur un ticket de métro : comment sauver un monde merveilleux contre des envahisseurs très méchants et mercantiles, le tout saupoudré d’une histoire d’amour entre la belle et le méchant repenti !

Mais, la force du film tient dans ses images magnifiques. Pandora, cet Eden, nous attire. On tient à tout prix à ce que cette planète merveilleuse où tout est beau, où les habitants, les Navis, vivent en harmonie complète avec la Nature, survivent aux envahisseurs. La puissance des images est telle que l'on oublie totalement que l'on se trouve sur son canapé, on a vraiment l'impression d'être DANS le film, SUR Pandora.

Avatar est un hymne à l’écologie, à la Nature et donne envie aux Terriens que nous sommes de faire comme les Navis, sauver notre Terre que l’on détruit à petit feu chaque jour.

samedi 12 mars 2011

Le 26 mars de 20h30 à 21h30 on éteint !



L'événement planétaire EARTH HOUR 2011 aura lieu le 26 mars de 20h30 à 21h30.
Cet événement mondial est organisé par le WWF, pour lutter contre le réchauffement climatique.

En France, 90 villes et plus de 8 millions de personnes participent à cette action.
Dans le monde, 1200 monuments, 4000 villes et 126 pays ce qui représentent des millions de personnes y participent également(chiffres 2010).

Mais l'action ne s'arrête pas là ! Ce geste symbolique permet une prise de conscience au niveau mondial et la mise en place aux niveaux nationaux et locaux de projets concrets pour réduire la consommation énergétique ainsi que la création de partenariats avec des entreprises et des collectivités voulant s'impliquer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Alors participez vous aussi à cette manifestation en éteignant vos lumières pendant 60 minutes le 26 mars à 20h30!


Earth hour


Retrouvez plus d'infos sur le site http://earthhour.fr/

vendredi 11 mars 2011

Protégeons la diversité de nos semences avec Kokopelli



Depuis onze ans, l’Association Kokopelli se bat pour la biodiversité et la libération des semences, en France mais aussi dans le monde. Attaquée de toutes parts, elle continue son combat et semble faire de plus en plus d’adeptes. Quel est son but ? Pourquoi est-elle attaquée ? Est-il bon de la soutenir ?

Le but de Kokopelli
L’action principale de l’association est de répertorier les semences anciennes et de les distribuer ou de les vendre en France mais aussi partout dans le monde. Certains pourraient me dire, « oui, en fait, Kokopelli est un simple grainetier ».

Hé bien, non, c’est beaucoup plus que cela. En préservant les semences anciennes, Kokopelli permet de protéger la biodiversité, la diversité alimentaire et le patrimoine mondial de l’humanité.

"L'appauvrissement" provoqué par les grands groupes industriels
Vous n’êtes pas sans savoir, si vous cultivez un jardin et si vous achetez vos graines dans une grande surface, que l’offre qui vous est proposée est assez restreinte. En fait, ces petits sachets de graines sont fabriqués par de grands groupes industriels qui, sous prétexte d’aider les agriculteurs et les jardiniers amateurs, ont trafiqué les semences à coups de transformations génétiques pour les rendre plus résistantes ou plus prolifiques. Mais, ce que ces industriels ne vous disent pas c’est que leurs graines hybrides ou génétiquement modifiées ont souvent besoin de produits chimiques pour bien pousser et surtout ne sont pas reproductibles. Ainsi, vous devez en racheter tous les ans. Il vous est impossible de refaire vos propres semences chaque année. En plus, les variétés proposées sont infimes, ce qui engendre un appauvrissement de notre alimentation.

Kokopelli, source de richesses
C’est contre tout cela que lutte Kokopelli. Elle se bat contre des mastodontes, des lobbies industriels et chimiques, en proposant de nombreuses variétés de semences anciennes qu’elle produit elle-même. Ainsi, par exemple, pour ce qui est des tomates, l’industrie propose 15 variétés hybrides (type F1) alors que l’Association en propose 650 ! La différence est flagrante. Et, c’est la même chose pour les plantes potagères, les céréales et quelques fleurs.

Si vous achetez ce type de semence, non seulement, vous pourrez déguster des variétés différentes, mais en plus, vous pourrez produire vos propres graines pour l’année suivante. Donc, c’est tout bénéfice pour vous. Plus la peine de racheter de nouveaux sachets de graines tous les ans, qui coûtent une fortune.

Des actions humanistes et judiciaires
Kokopelli n’agit pas seulement en France, pour les jardiniers du dimanche, elle est implantée aussi dans le monde entier. Elle se bat auprès des agriculteurs pour qu’ils se libèrent de l’emprise des grands industriels. Ceux-ci en imposant une dépendance alimentaire, en obligeant les populations à racheter les graines industrielles, avec les produits chimiques qui sont fournis avec, ont trouvé un bon moyen de s’enrichir. Mais, Kokopelli, en leur fournissant de grandes quantités de graines reproductibles leur permet d’acquérir leur indépendance semencière et de lutter ainsi contre la crise alimentaire.

Comme vous le voyez, Kokopelli est une association tout à fait louable et qui mérite d’être soutenue par tous. Pourtant, même l’Etat français l’a attaquée sous prétexte qu’elle proposait des semences qui ne figuraient pas dans le catalogue officiel des espèces et variétés. C’est vrai mais l’inscription sur ce catalogue est coûteuse et Kokopelli n’a pas les moyens d’y inscrire toutes ses variétés.

Toutefois, toutes ces attaques n’ont pas altéré le combat de Kokopelli. Cette Association est soutenue par de plus en plus de personnes. Alors, consommateurs, faites en sorte que les grands groupes industriels et les pouvoirs publics ne gagnent pas la bataille.

Pour plus d'infos sur Kokopelli et rejoindre l'association : http://www.kokopelli.asso.fr/

jeudi 10 mars 2011

Du 20 au 30 mars 2011 : Semaine pour les alternatives aux pesticides



Du 20 au 30 mars 2011 aura lieu la semaine pour les alternatives aux pesticides.
Ce sera la 6éme édition de cette manifestation organisée par l’ACAP (Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides) et l’association Générations Futures.

Durant cette semaine, en France comme dans d'autres pays, notamment cette année sur le continent africain, sont organisés des actions citoyennes comme par exemples :
- des conférences
- des projections de films
- des débats
- des expositions
- des spectacles
- des portes ouvertes
- etc.

Le moment phare de cette semaine sera la marche symbolique pour dire "oui aux alternatives aux pesticides" le samedi 26 mars.

Vous pouvez retrouver toutes les infos concernant cette semaine sur http://www.semaine-sans-pesticides.com/index.php

mercredi 9 mars 2011

Pourquoi pas un lombricomposteur maison ?



A Noël, je voulais offrir un cadeau original à ma nièce. Comme elle adore les plantes, j’ai pensé que si elle pouvait avoir du compost à disposition toute l’année, cela lui permettrait de nourrir ses plantes sans avoir à utiliser le terreau des magasins, pas très écolos. Bien sûr, elle aurait pu installer un composteur dans son jardin mais la place lui manque. Sachant qu’il existe des composteurs pour la maison, je me suis renseignée. J’en ai trouvé un très bien dans un magasin qui nous aide à découvrir la nature et là, j’ai été horrifiée : le prix de ce petit appareil était exorbitant !

J’ai donc renoncé à en acheter un pour ma nièce. Toutefois, je n’ai pas laissé tomber mon idée. J’ai cherché un moyen beaucoup moins coûteux pour qu’elle obtienne du compost « made in house ». Comme vous vous en doutez, j’ai trouvé. Il est possible de fabriquer soi-même son compost maison grâce à nos amis les lombrics. En fait, on désigne cet appareil par un nom tout à fait adéquat : le lombricomposteur.

Voici les éléments nécessaires :

1) Les lombrics. Attention, ne prenez pas n’importe quel vers. Il vous faut des vers à compost (Eisenia foetida) et non des vers de terre. Les vers à compost sont rouges foncés ou rayés rouges et jaunes. Ils se trouvent facilement dans les fumiers ou sous des matières en décomposition. Vous pouvez les emprunter à une de vos connaissances qui possède un compost d’extérieur. Prenez-en 2 belles poignées. Si vous ne connaissez personne, vous pouvez en acheter sur internet ou dans un magasin de pêche. Demandez des « vers de terreau ». Si vous n’en avez pas beaucoup, ne vous inquiétez pas, ils se reproduisent rapidement. Les matières ingurgitées seront de plus en plus grandes, surtout que ces vers sont voraces : ils mangent la moitié de leur poids par jour.

2) « L’appartement » des vers : vous pouvez utiliser des caisses polystyrène des poissonniers, lavées. Vérifiez qu’elles s’emboitent bien. Faites des trous pour l’aération pour que le jus s’écoule. Emboitez 2 bacs. Mettez au fond des bouts de journal, de carton, des boîtes d’œuf. Les vers s’en nourriront et s’y cacheront au départ. Arrosez abondamment le tout. Installez-y les vers avec un peu de leur terreau d’origine. Recouvrez d’un journal. Mettez le couvercle dessus avec de très petits trous pour éviter les moucherons. Laissez les vers se remettre de leurs émotions pendant quelques jours. Puis, nourrissez-les avec des déchets végétaux coupés en petits morceaux sans les surcharger. Si tout se passe bien, ajoutez des déchets régulièrement. Quand le premier bac est plein, ajoutez-en un autre au-dessus, les vers y migreront.

3) La nourriture à donner aux vers : déchets végétaux de fruits et de légumes (sauf agrumes, ail et oignon), 25 % de matières carbonées (journal, carton, boite à œuf, rouleaux de papier toilette), un peu d coquilles d’œuf, de marc de café, de thé, de cheveux, d’ongles. Evitez les noyaux, des coquilles de fruits, les déchets d’origine animale, la rhubarbe.

4) L’endroit approprié : n’importe où chez vous, même dans la cuisine, à condition que la température soit constante, entre 15 et 25°. Vous pouvez le sortir l’été à l’ombre (pas plus de 35°) mais veillez à le garder humide.
L’endroit doit être calme. Les vers aiment la tranquillité, n’oubliez pas le couvercle. Si les vibrations sont trop fortes, ils pourraient croire qu’un oiseau veut les faire sortir de terre.

Halte aux idées reçues :

N’ayez pas peur, les vers resteront sagement dans leur composteur, ils n’aiment pas la lumière et ils ne seront jamais trop nombreux car ils régulent eux-mêmes le nombre d’individus nécessaires.
Le compost ne sent pas, s’il est bien fait. Il a une légère odeur d’humus. S’il sent, c’est qu’il y a trop d’azote (dû aux fruits, par exemple). Dans ce cas-là, arrêtez d’y mettre des déchets, remuez et attendez que l’odeur disparaisse pour re-nourrir vos vers.
Votre compost peut attirer de petites mouches quand il fait chaud. Mettez un couvercle ou évitez que l’humidité soit trop forte. S’il y a des asticots, enlevez-les.


Voilà, votre composteur maison est prêt ! Vous aurez à attendre trois à six mois pour avoir votre premier compost. Ce dernier pourra être utilisé pour nourrir vos plantes, pour le rempotage, à condition de le mélanger avec de la terre.
Avec ce compost maison, vous avez économisé dans les alentours de 100 à 150 euros !

mardi 8 mars 2011

La nature, une mine de merveilles

J'étais en train de relire "Les Ailes de courage" que George Sand à écrit à Nohant, en 1872, lorsque dans l'introduction j'ai lu cette phrase merveilleuse et au combien vrai :

"La nature est une mine de merveilles, mes chers enfants, et toutes les fois qu'on y met tant soit peu le nez, on est étonné de ce qu'elle vous révèle."

lundi 7 mars 2011

Documentaire "Notre poison quotidien" le mardi 15 mars 2011 sur Arte

A voir absolument, le documentaire "Notre poison quotidien" le mardi 15 mars 2011 sur Arte à 20H40.
C'est une nouvelle grande enquête de Marie-Monique Robin (auteure de "Le monde selon Monsanto") sur comment les produits chimiques qui contaminent notre chaîne alimentaire sont-ils testés, évalués, puis réglementés ?




Si vous n'êtes pas disponible ce jour là, sachez qu'une rediffusion est prévue le vendredi 18 mars à 10H10.

Pour plus d'infos sur ce documentaire, vous pouvez consulter le site d'Arte ici : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/3673748,CmC=3673928.html

Vous pouvez également retrouver le livre ici :



ainsi que le DVD :

dimanche 6 mars 2011

Fête des plantes à Locon le 27 mars 2011



Le 27 mars aura lieu à Locon (prés de Béthune) la 9éme fête des plantes.

Le thème de cette année sera "La déco au jardin".

Vous y découvrirez de nombreux stands et exposants ainsi que plusieurs conférences et démonstrations dont, par exemple :
- « Les aménagements du jardin »
- « L'abeille, l'amie du jardinier »
- « oui, on peut manger ses propres pêches dans le Béthunois, du 15 août au 15 octobre »
- etc...

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site http://www.fetedesplanteslocon.com/

jeudi 3 mars 2011

Le développement durable existe-t-il vraiment ?

Tous les jours, on entend parler de développement durable. Les journalistes, les politiques utilisent cette expression à tout bout de champ, sans vraiment en donner une définition claire et précise.

En fait, le développement durable, c’est, selon « La Documentation Française », « répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins. » La notion de développement durable connaît ses prémices en 1971 grâce au Club de Rome, une association privée internationale, qui constate que la croissance économique toujours plus forte et toujours plus ambitieuse, entraîne une surexploitation des ressources naturelles de la Terre, qui sont vouées à disparaître si les pays industriels continuent sur la même voie. La Planète court ainsi un grave danger si rien n’est fait ! En 1972, les Nations-Unies vont se saisir du problème et vont émettre l’idée que les pays développés doivent faire preuve de prudence écologique pour éviter une disparition des ressources de la Terre et une catastrophe écologique inéluctable.

A partir des années 80, les preuves de ce désastre en devenir sont bien visibles : disparition de la couche d’ozone, effet de serre, déforestation, Tchernobyl, etc. Dès-lors, le monde entier va parler de « Sustainable Development », traduit par « développement durable ». A partir de là, les pays semblent s’être mis d’accords pour préserver les ressources de la planète afin de permettre à nos enfants de continuer à vivre sur la Terre, une ambition tout à fait louable et indispensable.

Mais, entre les discours et les faits, il y a souvent un fossé qu’il est assez difficile de combler. Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais, moi, depuis 30 ans que le développement durable a fait son apparition, je n’ai pas constaté de grandes améliorations. La déforestation continue toujours (surtout à cause de l’huile de palme et de l’exploitation du bois exotique), le réchauffement climatique s’accentue d’année en année (malgré les propos très optimistes de Claude Allègre), les énergies fossiles (pétrole, gaz) continuent à être utilisées autant sinon plus, la biodiversité disparaît progressivement (grâce à Monsanto et les OGM), les abeilles disparaissent (à cause des pesticides), le sol s’appauvrit de plus en plus (à cause des pesticides en tout genre), les exploitations intensives agricoles et d’élevages sont de plus en plus grandes pour nourrir, très mal, des millions d’individus qui meurent de la malbouffe, etc.

Stop, j’arrête là la liste des désordres que nous subissons tous les jours. Cela risquerait de vous donner le bourdon. Pourtant, le développement durable était bien un concept ambitieux et humaniste. J’emploie l’imparfait alors que j’aimerai tant employer le présent et surtout pas le futur. C’est maintenant qu’il faut agir, demain il sera trop tard.

Le développement durable est un excellent concept que les politiques citent souvent. Mais les gestes ne suivent pas. Il suffit de voir la catastrophe qu’a été le Sommet de Copenhague. Toutefois, ne soyons pas si pessimiste. Les particuliers, dans le monde entier, agissent et ils sont de plus en plus nombreux. Ils prennent les choses en mains, ils s’unissent, ils s’organisent pour que le développement durable ne reste pas que des mots mais pour qu’il devienne une réalité. Vous aussi, vous pouvez agir et faire en sorte de consommer raisonnablement et « durablement », pour laisser à vos enfants une Terre encore « vivable ». Il n’est pas trop tard. Les politiques seront contraints de vous suivre… enfin, j’espère…
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