vendredi 30 mai 2014

1ère Fête de l'agriculture paysanne à Loos-en-Gohelle le 6 juillet 2014



Le 6 juillet 2014 sera organisée à Loos-en-Gohelle, la 1ère Fête de l'agriculture paysanne et du mieux-vivre alimentaire.

Vous pourrez y découvrir :
  • un marché de producteurs
  • des animaux de la ferme
  • des animations pour petits et grands : balade en charrette à cheval, atelier jardiner au naturel, atelier cuisine, démonstration de tournage sur bois et de tissage traditionnel en paille de blé, jeu de reconnaissance des légumes, coin lecture et contes sur l'agriculture paysanne...
  • de la musique et des spectacles de rue
  • un repas paysan avec des produits locaux et buvette
  • de nombreux stands associatifs et mini-conférences pour connaître toutes les facettes de l'agriculture paysanne
  • et surtout une Conférence-débat (16h) avec le professeur Seralini "Impacts des OGM et des pesticides, du champ à l'assiette"

(source image : flyer)

mercredi 28 mai 2014

Mon jardin à la télé, sur France 3, dans l'émission Nord-Pas-de-Calais Matin



Le 2 avril, une équipe de France Télévisions était venue filmer mon jardin et m'interviewer (l'article ici).

Le reportage est passé hier, (il était temps) dans l'émission Nord-Pas-de-Calais Matin sur France 3, mais je n'ai pas été prévenue à l'avance.
C'est dommage car j'aurais aimé l'enregistrer.
Enfin, j'ai quand même pu le visionner hier soir sur internet et vous pouvez faire de même ci dessous :



Dommage qu'ils soient venus si tôt en saison, il n'y avait pas grand chose à voir dans le jardin. Ils seraient venus il y a quelques jours, cela aurait été différent.


lundi 26 mai 2014

Comment bien débuter en permaculture



Je viens de terminer la lecture du livre de Carine Mayo "Le Guide de la permaculture au jardin, pour une abondance naturelle" paru il y a peu, chez Terre Vivante.

Carine Mayo est journaliste, auteure spécialisée en environnement, et présidente de l’association des Journalistes-Ecrivains pour la Nature et l’Ecologie. Cette association vient d'ailleurs récemment de faire un voyage à Todmorden, berceau du mouvement des Incroyables Comestibles.

Personnellement, en lisant cet ouvrage, pourtant fort bien fait, je n'ai pas eu l'impression d'apprendre quelque chose, ce fut plutôt une révision, (toujours utile). Mais je m'y attendais, vu que je pratique la permaculture depuis de très nombreuses années, que le premier livre que j'ai lu sur ce sujet,  Permaculture de Bill Mollison date des années 80 (il n'avait pas eu un grand retentissement à l'époque) et que depuis une dizaine d'années, j'ai lu à peu près tout ce qui était sorti dans ce domaine et dans les domaines annexes. Mais cela ne remet nullement en cause la qualité de ce livre.

Il est parfait pour bien débuter. Tout d'abord, parce qu'il synthétise justement de nombreux ouvrages écrits sur ce sujet, mais aussi parce qu'il présente plusieurs exemples concrets de jardins en permaculture mis en place ces dernières années. Car, même si le sujet est ancien, les exemples vraiment efficaces en Europe sont assez récents. A part le Jardin des Fraternités Ouvrières de Mouscron et celui de Philipp Forrer, les autres comme La ferme du Bec Hellouin, le jardin  de Nicolas Pézeril ou de Christophe Köppel, (ou même le mien), n'ont que quelques années d’existences.

Comme de nombreux jardiniers, il y a 25-30 ans, j'avais trouvé le concept de Bill Mollison bien compliqué et non applicable en Europe à l'époque (je ne m'y suis d'ailleurs ré-intéressée et n'ai commencé à suivre réellement les préceptes qu'il y a une dizaine d'années).
Mais ne pensez pas pour autant qu'il s'agit simplement d'un concept à la mode, la permaculture c'est un domaine beaucoup plus complexe et plus vaste que cela. Non seulement c'est un mode de culture très productif mais c'est aussi toute une philosophie de vie, une façon d'appréhender et de reconstruire la société et le monde.

Maintenant que son efficacité est prouvée, de nombreux jardiniers expérimentés ou novices voudraient créer un jardin en permaculture mais bien souvent ils ne savent pas par où commencer.
La lecture de ce livre leur permettra :

  • de bien cerner le sujet, (car on entend parfois tout et son contraire), 
  • de les rassurer sur le fait que cela n'est pas une "usine à gaz" et que ce n'est pas compliqué, 
  • de commencer rapidement, mais sans précipitation et en démarrant avec les bonnes bases, à mettre en place leur jardin 
  • et pour certains, de s'apercevoir qu'ils jardinaient déjà plus ou moins selon les principes de la permaculture, sans le savoir.

Ce livre est vraiment un excellent tremplin pour sauter le pas. Il est à la fois :

- théorique puisqu'il vous explique les grandes lignes du concept,

- et pratique puisqu'il vous expose les principes des buttes, du jardin-forêt et également comment jardiner en ville ou allonger les périodes de production. Et dans les annexes, vous pourrez trouver quantités d'informations très utiles pour vous aider à passer à l'action.

D'ailleurs, je pense que je vais l'emmener lorsque je tiendrai un stand dans des salons du jardinage. Car à chaque fois, de nombreuses personnes viennent me poser des questions sur la permaculture et me demandent par où commencer. Je pourrais donc leur conseiller en premier la lecture de ce livre.

Pour finir, je vous propose un extrait de l'introduction :

" Des jardiniers et des agriculteurs se réclamant de la permaculture, des stages ouverts à tous en France et dans le monde...En quelques années, ce mouvement, venu des pays anglo-saxons, a gagné de l'ampleur, apportant des réponses nouvelles à ceux qui voulaient inventer une société moins dépendante du pétrole ou tout simplement retrouver un lien avec la nature en cultivant leur jardin.

Dans un monde de plus en plus mécanisé, artificialisé, la permaculture offre une approche neuve, résolument écologique, qui prend la nature comme modèle et favorise la biodiversité en s'intéressant aux interactions entre les espèces, en créant des mares, des haies fruitières, des forêts comestibles... Et le plus souvent, cette approche donne des résultat étonnants dans les jardins : haricots ou courges grimpant à l'assaut des arbres, légumes et plantes aromatiques s'épanouissant sous les pruniers ou les cerisiers. ..Idéal pour ceux qui veulent produire eux-mêmes leur nourriture, même sur de petites parcelles !"

et si cet extrait vous semble trop petit et que vous voulez en lire quelques pages, avant de courir l'acheter, il vous suffit de cliquer ici 


Pour aller plus loin...





(source image : visuel de couverture)

vendredi 23 mai 2014

Arroser à bon escient


Vos plantations et vos semis ont été fait et vous espérez de belles récoltes. Pour que tout pousse correctement, il faut arroser, mais savez-vous arroser à bon escient ? Il ne faut pas noyer la plante, il faut lui apporter de l'eau uniquement quand elle en a besoin et de la manière qui convient. Il faut aussi ne pas gaspiller l'eau.
Pour toutes ces actions, cette vidéo vous propose quelques conseils :

-Consomag- Pour la santé de vos plantes... par developpement-durable


mercredi 21 mai 2014

Des pommes de terre un peu trop envahissantes

Cette année, les pommes de terre prennent trop de place !

J'avais prévu de n'en mettre que dans une seule butte :


Mais comme il m'en restait, j'en ai mis un peu ici :


Et, comme il en restait, j'ai décidé de re-tester la culture des pommes de terre en sac ici...


... et entre 4 planches là : 


Et, comme il en restait... j'en ai eu marre et j'ai donné le reste !!

Mais, comme l'année dernière, je n'ai pas été assez attentive et j'ai laissé des petites pommes de terre dans les buttes, en les arrachant (car l'arrachage des pommes de terre oblige à plus ou moins retourner la terre, ce qui est contraire à la culture sur butte sans travail du sol), il y a aussi beaucoup de pieds qui ont repoussé là :


et quelques autres, dans une autre butte aussi.

Résultat, il me manque de la place pour planter certains des autres légumes !
Enfin, le bon côté des choses, c'est que si les limaces ne mangent pas tout, j'aurai des patates pour l'hiver !!





lundi 19 mai 2014

Une maison nomade, ça vous tente ?



Bon d'accord, le jeu de mot du titre n'est pas terrible. Mais je trouvais qu'il correspondait bien aux extraits de l'article d'Yves Desarzens dans Passerelle Eco de mai sur les Maisons nomades que je vous propose aujourd'hui :

" Nous sommes pour la plupart d'entre nous des créateurs, des bâtisseurs de rêves... et ceux qui ne le sont pas encore rêvent souvent de le devenir. Le bonheur est lié à notre capacité à modeler notre environnement de façon créative. Bâtir son nid est quelque chose de puissant, d'archaïque [...] La joie à édifier des murs, un toit et à les aménager est quelque chose d'inoubliable, accompagné si nécessaire de la bienveillance de ceux qui l'ont déjà fait...

[...]

La construction d'un habitat de petite surface, léger et démontable permet, dans une certaine mesure, de s'affranchir de la nécessité d'un permis de construire : il suffit parfois d'une déclaration de travaux si c'est à côté d'un bâtiment existant ou sur un terrain pour Habitat Léger de Loisirs.

Il y a aussi la possibilité accordée par la toute récente loi Alur-Duflot de négocier la création d'une "pastille" dédiée à l'habitat léger. Il faut pour cela l'avis de la CDCEA (commission agricole), l'accord du maire, de la préfecture, et il faut créer ou modifier le PLU de la commune pour y inscrire la pastille.

Les constructions autorisées dans ces pastilles doivent vérifier des critères :

  • réversibilité : l'habitat est démontable ; son installation se fait sans engins lourds ; aucun de ses éléments ou de son aménagement intérieur (sanitaires, etc) n'est inamovible.
  • autonomie vis-à-vis des réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissements collectifs : ainsi il n'y a aucun impact sur le budget des collectivités locales ;
  • sécurité : les habitants veillent à la propreté, à la salubrité et à l'entretien des lieux pour éviter les incendies."

Pour aller plus loin ...

Passerelle Eco n°52 de mai 2014 consacre 2 articles sur le sujet avec notamment les schémas et instructions pour la construction d'une maison nomade.

Le site de Maisons nomades : http://www.maisonsnomades.net/


(source image : www.yourte.com)

vendredi 16 mai 2014

La coccinelle, un redoutable prédateur !



Tout le monde connaît la coccinelle. Mais savez-vous qu'elle peut manger plus d'une centaine de pucerons par jour !
Et ce n'est pas tout, cette gourmande se nourrit également d'acariens, de chenilles, de cochenilles et de spores de champignons. Grâce à elle et à sa famille, les plantes sont débarrassées de nombreux problèmes.

Ce petit coléoptère tout ce qu'il y a de plus sympathique compte plus de 6000 espèces dans le monde et 125 en France. Elle n'est pas toujours rouge, elle peut être orange, jaune et avoir de 2 à 16 points et même 22 points sur le dos !
Ce nombre détermine d'ailleurs son espèce.

La plus courante dans nos jardins est la coccinelle à 7 points c'est la coccinella septempunctata, même si en vous y intéressant de plus près, vous pourrez en rencontrer de nombreuses autres. C'est d'ailleurs "un autre modèle" que j'ai pris sur cette photo et qui se promenait sur une tige de sauge. La taille des coccinelles peut varier selon les espèces de 1 mm pour les plus petites à 9 mm pour les plus grosses.

La femelle peut pondre plusieurs centaines d'oeufs jaunes, groupés par 10 ou 20 au dos des feuilles.Selon la région, il peut y avoir jusqu'à 3 générations par an.
Evidemment, plus vous avez de coccinelles, moins vous avez de pucerons.

Donc il est important de favoriser leur installation au jardin. Pour cela, il faut :

- ne pas utiliser de pesticides
- laisser quelques plantes sauvages dans votre jardin
-avoir des tas de feuilles et de branchages (ou même de tuiles) dans un coin du jardin pour leur permettre de passer l'hiver
- et, si vous le désirez, vous pouvez même installer des hôtels à coccinelles.

mercredi 14 mai 2014

Sauce pour pâtes aux feuilles de blettes et hachis d'herbes aromatiques



Au jardin, il n'y a pas encore grand chose de vraiment poussé, à part les radis, la salade, les feuilles de blettes , les herbes sauvages et les herbes aromatiques.

Je vous propose donc, avec l'aimable autorisation de Katy Gawelik du blog Les Gourmandes Astucieuses, une recette de sauce aux feuilles de blettes et hachis d'herbes aromatiques. Cette sauce est parfaite pour accompagner des pâtes, du riz, du boulgour ou toute autre céréale.

 Pour cette recette, il vous faut :

- des feuilles de blettes


- des herbes aromatiques :  4 petites feuilles d'origan sauvage , 1 petite branche de sarriette des montagnes et 2 feuilles de cive de St Jacques


- 1 bocal de chair de tomates bio
- 1 petite gousse d'ail épluchée ou une demi cuillère à café d'ail déshydraté
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- du sel et du poivre

Lavez les feuilles de blettes et retirez les cotes. Epluchez les cotes et coupez les en petits dés et coupez les feuilles en lanières.
Dans une cocotte en fonte, versez l'huile d'olive, versez les blettes (et les cotes) et faites les revenir pendant 2 minutes.
Ajoutez la chair de tomate, l'ail, le sel et le poivre. Mélangez et faites cuire à couvert, à feu doux, pendant 10 minutes.
Pendant ce temps,  lavez les aromatiques, coupez la cive en petits morceaux, retirez les feuilles de la sarriette et écrasez le tout (de préférence au mortier).
Une minute avant de servir, ajoutez le hachis d'herbes dans la sauce (feu éteint car elles ne doivent pas cuire), mélangez.

Servez avec vos pâtes ou vos céréales et régalez vous !

lundi 12 mai 2014

Un exemple de permaculture en Espagne



Je vous propose une vidéo d'un exemple de permaculture en Espagne, la forêt comestible de Juan Anton Mora.

A 78 ans, il continue d'expliquer les concepts de permaculture et de forêts comestibles lors de réunions à son domicile.

Evidemment, en Espagne, les fruits et légumes dont il dispose sont un peu différents des miens (j'envie ses orangers et ses bananiers), mais le but est le même : tendre vers l'autonomie alimentaire et expliquer à tous comment on peut le faire.




Pour aller plus loin...

samedi 10 mai 2014

Les plantes envahissantes au jardin



Aujourd'hui je voudrais vous parler du livre de Gilles Clément (ingénieur horticole, botaniste, entomologiste) et de Brigitte Lapouge-Déjean (jardinière bio, auteure d'ouvrages sur le jardin), "Plantes envahissantes, pionnières ou simplement expansives ? Comment vivre avec au jardin écologique"  qui vient de sortir aux Editions Terre Vivante.

Au départ, je voulais simplement le lire à titre informatif, ne me sentant pas particulièrement concernée. 
En effet, à part l'arbre à papillons, l'herbe de la Pampa et les bambous dont je connaissais le côté invasif, je pensais (à tort) que la plupart des plantes envahissantes poussaient dans le midi de la France.

Or, grosse erreur de ma part, ce livre contient des informations importantes (montrant un très gros travail de recherches) qui doivent être lues par tous. Il n'y a que comme cela que l'on pourra limiter l'envahissement des plus hardies. Car, nous avons tous, chez nous, planté ou laissé prospérer, en toute bonne fois, des herbes et plantes envahissantes.

D'ailleurs, la première question que l'on se pose c'est d'où viennent ces plantes et pourquoi sont elles arrivées chez nous ? Ce livre retrace leur histoire, leurs qualités et leurs défauts.

Comme nous l'explique Gilles Clément et Brigitte Lapouge-Déjean, plusieurs causes sont responsables de cet envahissement :

  • le réchauffement climatique
  • la pollution
  • le brassage planétaire
  • la création de jardins nourriciers
  • l'engouement pour les plantes exotiques
  • etc.
Et les dégâts sont considérables, il n'y a qu'à voir à La Roque-Gageac, en Dordogne, le nombre de bambous qui y prolifèrent.
Si au niveau mondial, on ne peut empêcher le phénomène, chacun peut le limiter au niveau de son propre jardin en faisant attention à ce qu'il plante et en ne jetant pas n'importe quoi dans la nature.
Et, lorsque le mal est fait, ce guide nous propose des solutions écologiques pour éradiquer ou au moins limiter l'envahissement de la plante en question. Il nous indique également quelle plante installer en remplacement.
N'oublions pas que leur expansion se fait au détriment de la flore locale qui disparaît petit à petit.

44 plantes sont détaillées, de l'Ambroisie à la Rumex, en passant par la Berce du Caucase ou l'Oxalys.
Elles sont classées dans différentes catégories. Tout d'abord, on retrouve les plus envahissantes, comme le Bambou ou l'herbe de la Pampa (que je viens d'ailleurs d'introduire dans mon jardin justement pour son côté envahissante afin d'utiliser don feuillage en paillage). Puis une autre partie est consacrée aux espèces secondaires comme l'Aster ou le Topinambour. Enfin une troisième catégorie regroupe les autres herbes envahissantes comme les boutons d'or ou la prêle.

Dans cet ouvrage très détaillé, pour chaque plante on retrouve :
  • les noms usuels,
  • la biologie,
  • l'origine géographique,
  • les milieux de prédilection,
  • les dates de floraison et de fructification,
  • son histoire,
  • les principaux problèmes causés,
  • ses qualités, 
  • la façon de limiter son expansion,
  • ses remplaçantes possibles,
  • et des témoignages.
Ce livre permet de connaître vraiment les plantes envahissantes et les expansives afin de savoir comment les maîtriser, les supprimer ou ne pas les introduire (ou de le faire en connaissant les risques).

Je vous le recommande vivement car, non seulement c'est une mine de renseignements, mais il évitera de très nombreuses déconvenues à quantités de jardiniers. Car, comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir. En effet, une fois installées, ces plantes sont en général très difficiles à déloger.

Pour terminer, je vous propose un petit extrait qui concerne la berce du Caucase et explique la façon de limiter son expansion dans nos jardins :

"Dés le printemps, mais aussi à l'automne, il est possible de supprimer les plants à l'aide d'une bêche à grande lame. Le moyen principal de reproduction étant la graine, il convient de supprimer les inflorescences avant la mise à fruit, sitôt les fleurs fanées, et d'incinérer les déchets. Attention : à chaque intervention, utilisez des vêtements fermés aux avant-bras et des gants. En cas de contact avec la sève, lavez la peau au savon et protégez-la du soleil. Une protection des yeux est également recommandée. En respectant ces précautions, vous pourrez maintenir dans votre jardin un lot de berces du Caucase sans les voir envahir le terrain et sans souffrir de brûlures."


mercredi 7 mai 2014

Connaissez-vous les carabes ?



Les carabes (et notamment le carabe des bois qui est celui que l'on retrouve le plus dans nos potagers) sont des coléoptères, de la famille des carabidae.

Très sensibles aux pesticides et souvent hachés menus par les fraises des motoculteurs, motobineuses, et autres microbineuses, ou noyés dans les pièges à  limaces, ils sont peu nombreux dans nos jardins.

Et pourtant, ces insectes sont très utiles au jardin car ce sont des mangeurs de limaces et d'escargots (et aussi de vers de terre, mille-pattes, cloportes).

Pour favoriser leur multiplication, il faut donc éviter les pesticides, revendre votre motomachin, arrêter une bonne fois pour toute de mettre de la bière pour tuer les limaces. D'autant plus, je le rappelle, que celles-ci sont attirées de très loin par l'odeur de la bière et viennent en masse dans votre jardin lorsque vous mettez ce type de piège en place et vont manger une grande partie de ce que vous vouliez protéger avant de se noyer.

Les carabes aiment les litières (paillage), les herbes sauvages et les vieilles souches, les petits tas de bois ou de pierre, vous pouvez donc leur rendre le séjour plus agréable en ajoutant ces dispositifs dans votre potager.


<img alt="La vie cachée d&#39;un Carabe" src="https://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/media/photo-187794-la-vie-cachee-d-un-carabe.html" /><h2> La vie cachée d'un Carabe</h2> <p> Ce film d'animation présente la dynamique spatiale d'une population de carabes au cours d'une saison culturale et sa relation avec les différents éléments du paysage&#8230;</p>

source image : wikipédia, GNU Free Documentation License 

lundi 5 mai 2014

Balade au potager du Château de Miromesnil





Je vous propose une petite promenade en vidéo au potager du Château de Miromesnil, en Haute-Normandie. Le jardin potager (remis en état en 1950 par la Comtesse Bertrand de Vogüé), est resté fidèle à sa vocation initiale de jardin « nourricier » et de « plaisir ». (source http://www.chateaumiromesnil.com/sites/2/histoire_et_decouverte/le_jardin_potager)

Les parties potagères, remplies de nombreuses variétés de légumes, sont séparées par des allées engazonnées et par des plate-bandes de bulbes, fleurs annuelles et vivaces en mélanges. Cela apporte de la gaieté et beaucoup de couleurs dans le jardin, tout en attirant de nombreux insectes pollinisateurs bénéfiques pour le potager.


vendredi 2 mai 2014

Et si vous semiez votre verger ?



Avez-vous pensé à semer votre verger plutôt que de le planter ? D'accord c'est beaucoup plus long, mais cela fonctionne très bien et c'est également beaucoup plus économique !

Personnellement, j'ai déjà testé avec des cerisiers Montmorrency, un pêcher de vigne et des noyers. En fait, en ce qui concerne ces derniers, ce sont surtout les geais qui cachent des noix dans mes buttes et après je retrouve de petits noyers qui poussent.

Mais, pour vous en parler plus longuement, je vous propose de laisser la parole à Vincent Albouy et de reproduire ici un extrait de son livre "Un jardin pour les insectes" :

"Pourquoi l'arbre que l'on a planté périclite-t-il si souvent, alors que le sauvageon venu spontanément à côté se porte comme un charme ? Parce qu'un arbre issu de semis en place a un système racinaire avec un pivot profond, parce que le fait de survivre lors de sa germination à la concurrence des autres plantes était le signe de sa bonne adaptation au sol, au climat.[...]

En général, un arbre semé ne reproduit pas la variété qui a fourni le noyau ou le pépin. Le résultat est imprévisible, et c'est comme cela que les sélectionneurs découvrent de nouvelles variétés. Ils les clonent ensuite par la greffe. Le plus souvent, les fruits sont de plus petites tailles, mais pas toujours, et leur goût est aussi savoureux. [...]

Les variétés fruitières sont autofertiles quand, en l'absence d'autres représentants de leur espèce dans les environs, elles peuvent se polliniser elles-mêmes et donner des fruits. Dans ce cas, les résultats de semis ont de fortes chances de donner des fruits très proches de ceux du pied mère. [...]

Si la variété n'est pas autofertile, c'est à dire qu'elle a absolument besoin du pollen d'une autre variété pour donner des fruits, aucune chance de la reproduire par semis. Dans ce cas, la solution est l'autogreffe."

Alors, cela ne vous donne pas envie de tenter l'expérience ? Cela ne vous coûtera que peu d'efforts et un petit noyau ou un pépin !

Pour aller plus loin...




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