lundi 31 mars 2014

Prévenir et guérir au jardin



Dans un jardin bien équilibré, les plantes sont, en général, capable de se défendre seules contre les agressions, aidées parfois par des animaux (insectes, oiseaux).
Mais, il arrive de temps en temps, que le jardinier doivent leur donner un petit coup de main. Pour cela de nombreuses plantes sont là, transformées en infusion, décoction ou macération, pour l'aider à avoir un jardin en pleine forme.

Voici quelques exemples :

  • la consoude qui contient de la potasse est un bon fertilisant,

  • la fougère est un insecticide contre les limaces, les escargots, les pucerons et la piéride,

  • la prêle a une action fongique, insecticide (acariens et pucerons), reminéralisante et fertilisante,

  • la tanaisie est insecticide (fourmis, noctuelle, piéride,altise), vermifuge (ne la mettez donc surtout pas sur votre tas de compost), fongicide et répulsive. Elle est également stimulante pour les framboisiers et les rosiers si elle est planté à côté,

  • l'ortie, riche en azote est en oligo-éléments est un bon engrais.
Mais attention, n'oubliez pas : ce n'est pas parce que ce sont des plantes qu'il faut en abuser. Par exemple, trop de fertilisant peut rendre votre plante fragile et plus susceptible d'attraper des maladies.


Pour aller plus loin...

.....


vendredi 28 mars 2014

20éme Fête des Plantes et des Poules du Château de la Bourdaisière les 19, 20 et 21 Avril 2014



Les 19, 20 et 21 Avril 2014, aura lieu la 20 éme Fête des Plantes et des Poules du Château de la Bourdaisière à MontLouis sur Loire (entre Tours et Amboise).

Cette année le thème sera JARDINER LE BEAU, LE VRAI, LE BON ! en écho au lancement de la ferme en permaculture inaugurée à la Bourdaisière en 2013.

Comme chaque année, vous trouverez :

- des animations : dédicaces de livres, envolée de pigeons, mini-conférences, remises de prix, etc.

- des stands (110 exposants) :  plantes, collections végétales, pépiniéristes, mobilier de jardin, décoration, plants de tomate, animaux de basse-cour.

Vous pouvez visiter en exclusivité la Ferme en permaculture. Mais également, comme tous les ans :

  • le potager du conservatoire de la tomate (contenant plus de 630 variétés)
  • le Dalhiacolor créé par Louis Benech (4000 pieds, 210 variétés)
  • le verger conservatoire (76 fruitiers de variétés anciennes)


L'entrée est de 7 euros et est gratuite pour les enfants de moins de 10 ans. Le parking est gratuit et une restauration sur place est possible.

mercredi 26 mars 2014

Dites NON aux pesticides



Ce qui me désole en ce moment, lorsque je regarde les caddies qui sortent des supermarchés ou des jardineries c'est la quantité de pesticides que les gens peuvent encore acheter ! C'est affolant !

Pourtant, on le répète assez que c'est dangereux pour la santé et pour l'environnement ! Et on ne manque pas de preuves !

Alors, en cette semaine des alternatives aux pesticides, je répète donc une nouvelle fois :

  • les pesticides englobent tous les produits de la catégorie des herbicides, des fongicides, des insecticides, des molluscicides, des taupicides.

  • contrairement à ce que la publicité vous faire croire, la majorité de ces produits  ne sont pas sélectifs et perturbent l'équilibre naturel du jardin

  • le désherbant total est à base de glyphosate. Il est dangereux pour les yeux. Il se retrouve ensuite dans les cours d'eau où il est extrêmement toxiques pour les organismes aquatiques.

  • les anti-limaces contiennent du métaldéhyde. Les hérissons, mais également les chiens et chats risquent de l'ingérer. Cela entraîne des convulsions puis la mort. Seul le Féramol est sans danger.

  • la bouillie bordelaise est un fongicide qui contient du cuivre. Même si elle est utilisable en bio, elle est dangereuse car le dosage n'est jamais respecté par les jardiniers amateurs et à la longue le cuivre s'accumule dans le sol. De plus, par contact, elle peut entraîner des conjonctivites, des dermites et des eczémas et elle est très toxique en cas d'inhalation. 

Donc surtout, n'en achetez pas et si vous en avez, rapportez les dans les magasins Botanic qui les reprennent pour les détruire.



(source image clipart http://www.canstockphoto.fr/)

lundi 24 mars 2014

Les chèvres de ma mère : sortie du documentaire le 16 avril 2014



Le 16 avril 2014 sortira le très beau documentaire de Sophie Audier Les chèvres de ma mère.

Je l'ai vu, en avant première, ce week-end et j'avoue que j'ai un peu de mal à en parler, tellement ce film est rempli d'émotions fortes et contradictoires.

C'est une histoire merveilleuse d'amour entre Maguy et ses chèvres et en même temps une histoire triste puisqu'elle doit transmettre son troupeau. Mais c'est aussi un message d'espoir puisque Maguy va transmettre son savoir à Anne-Sophie qui va reprendre la majorité de son troupeau.

Mais on a beau savoir que Maguy a de la chance d'avoir pu trouver un nouveau foyer à ses chèvres et relativiser en se disant que certains éleveurs n'ont pas cette chance et voient leurs troupeaux partir à l'abattoir quand ils arrêtent leur activité, on se met à la place de Maguy et on comprend le déchirement que cela représente pour elle.


Dans ce film, on découvre la réalité, la dureté de ce que vivent tous les jours ces éleveurs.
C'est un film dur et pourtant un film plein d'amour.
On sent l'amour de Maguy pour ses animaux mais aussi l'amour et la fierté qu'à la réalisatrice pour sa mère, le travail qu'elle a accompli, ce qu'elle a réalisé dans des conditions pas toujours évidentes.

La transmission, le parrainage entre Maguy et Anne-Sophie est évoqué sans fards, ni artifice, dans toute la dureté que cela représente, la confrontation entre 2 mondes, 2 époques différentes. Mais aussi dans tous les moments de complicité et d'échanges, par exemple dans leur combat commun pour aider une chèvre à mettre bas.

Mais n'oublions pas les chèvres, elles sont aussi des actrices du film. Elles sont belles, émouvantes, têtues, magnifiques et surtout vraies. Pour avoir passé certains étés à jouer avec des chèvres, étant enfant, je peux vous dire que seule une personne ayant vécu avec elles pouvait les filmer de cette façon, comme des amies, des membres de la famille.

D'ailleurs la réalisatrice fait aussi partie intégrante du film. Même si elle est derrière la caméra, son rôle est important. Elle est la voix off, elle nous montre sa mère mais aussi sa fille ; c'est une partie de sa vie qui est aussi sur la pellicule. Ce sera aussi une sorte de transmission entre la réalisatrice et sa fille Zélie, un témoignage, lorsqu'elle sera en âge de comprendre le film.

Et je ne vous ai pas parlé des paysages des gorges du Verdon, splendides l'été et désolés l'hiver. Eux aussi sont importants dans le film, puisqu'ils permettent de ce rendre compte  de la dureté de la région et du caractère fort qu'il faut avoir pour s'y installer.

Bref, un documentaire magnifique mais émotionnellement fort, qui ne pourra pas vous laisser indifférent...

Voici la bande-annonce, pour vous permettre d'attendre jusqu'au 16 avril :




vendredi 21 mars 2014

La forêt boréale canadienne, un aspirateur de gaz à effet de serre



La forêt boréale canadienne joue un rôle immense pour l'environnement et contre le réchauffement climatique. C'est un immense aspirateur de gaz à effet de serre qui en absorbe 12 millions de tonnes par an.

Elle est constituée en grande partie de forêts de pins, d'épinettes, de mélèze, de peupliers, de sapins et de bouleaux. La faune et la flore sont diversifiés. Il y a pas moins de 150 espèces d'oiseaux.

Avant de vous présenter une petite vidéo sur la forêt boréale, je vous propose quelques chiffres (source : Ressources naturelles du Canada http://www.rncan.gc.ca/forets/boreale/13072 )


  • environ 30 % de la zone boréale de la planète se trouve au Canada
  • plus de 2,5 millions de personnes (un treizième de la population) vivent dans la zone boréale
  • les forêts et autres terres boisées de la zone couvrent près du tiers de la superficie terrestre du Canada 

La zone boréale joue un rôle primordial dans l'économie canadienne, en raison :

  • de ses ressources minérales
  • de ses ressources énergétiques
  • du potentiel hydroélectrique de ses rivières
  • des nombreuses activités de loisirs
  • du tourisme





(source image http://www.rncan.gc.ca/forets/boreale/13072)

mercredi 19 mars 2014

Fête à DD les 5 et 6 avril 2014 "Dessinons demain"



Cette année encore, aura lieu à Béthune la Fête à DD les 5 et 6 avril.

Cette manifestation bien connue dans la région, attire un  public nombreux et varié. Elle est portée par l'association Ecosophia et le collectif  Les Colibris en Artois et se déroulera le samedi de 15h à 22 h et le dimanche de 10 h à 18h, salle Olof Palme La Rotonde (au premier étage du centre commercial).

Vous y retrouverez :

- le village des solutions durables avec une trentaine de stands :

  • d'associations
  • d'entreprises
  • d'institutions
  • de commerçants
  • de divers : j'y tiendrai un stand sur la permaculture

- le café des initiatives : un espace de débat et de conférence, sur les sujets suivants :
  • se déplacer autrement (samedi à 15 h)
  • investir autrement (samedi 16h30)
  • habiter autrement (dimanche 10 h)
  • les nouvelles tendances éthiques et solidaires (dimanche 14h30)

- de très nombreux ateliers et animations le samedi et le dimanche, avec par exemple :
  • troc de graines et de plantes
  • ateliers cuisine végétarienne (avec Katy Gawelik du blog Les Gourmandes Astucieuses, qui est l'auteur également de la recette de la semaine dans l'Avenir de l'Artois)
  • ateliers récup'art
  • atelier fresque collective
  • ateliers DYS
  • etc.

- un espace recyclage 
  • d'instruments de musique, 
  • de bouchons de liège
  • de matériel informatique

- du théâtre et un concert :
  • Greencasting (samedi 18 h)
  • Scènes partagés (samedi 20h30)
  • Panique à Cocotte Ville (dimanche 16 h)

- une buvette. Une disco-soupe est également prévue le samedi soir et une auberge espagnole le dimanche midi.

Et, ce n'est pas tout ! En avant-première de cette fête, sachez que le vendredi 4 avril, le cinéma Les Etoiles de Bruay Labuissière proposera un ciné-débat "Les petits gars de la campagne" en présence du réalisateur Arnaud Brugier et le samedi matin de 9 h à 12 h sera organisé un nettoyage de la gare d'eau et du port de plaisance.

Voilà, si avec tout ça vous ne passez pas un bon excellent week-end, je n'y comprendrais plus rien !
Alors, n'hésitez pas, venez nombreux !!


Retrouvez toutes les infos sur le site La fête à DD


lundi 17 mars 2014

Des framboises à profusion




Des framboises à profusion, c'est ce que je compte bien récolter cette année et les années à venir.

Cet hiver, mon cuistot en chef, m'a fait la réflexion suivante : "bon manger des groseilles en plein hiver, c'est sympa, mais un peu de framboises avec, ce serait bien aussi". Il est vrai que cette année, les tiroirs à fruits du congélateur sont remplis de groseilles, de rhubarbe, de cerises, de compotes de coing et de compotes de figues, d'un peu de prune, mais n'ont jamais reçu de framboises !

Evidemment, je ne pouvais pas rester là sans rien faire, mon honneur de jardinière était en jeu ! Je faisais pâle figure avec un malheureux pied de fallgold et quelques pieds de framboises classiques (variété inconnue) au fond du jardin.






Pourtant, ce n'est pas faute d'en avoir planté de nombreuses fois à l'automne, mais à chaque fois ils ne reprenaient pas. Il est vrai qu'il s'agissait souvent de paquets de 5, en promo, dont l'état à réception, ne présageait rien de bon !

J'ai donc choisi, cette année, de n'en commander qu'au printemps et d'étudier plus en profondeur les différentes variétés, pour avoir du choix et de la quantité, sur une longue période.

J'ai choisi des variétés remontantes et des non-remontantes pour allier la quantité, le parfum, la durée de production (des précoces et des tardives), la vigueur, la couleur, la grosseur, le goût.

J'ai pris un pied de framboisier remontant de :

  • Baron de Wavre : pour la grosseur et la production tardive
  • Blissy : pour sa précocité et sa vigueur
  • Honorine : pour la vigueur
  • Norabelle : pour sa vigueur et sa couleur jaune-orangée
  • Ruby : pour la rusticité
  • Summit : pour sa précocité et sa productivité


J'ai pris un pied de framboisier non-remontant de :

  • Bristol : pour sa surprenante couleur noire ! et accessoirement pour sa vigueur
  • Valantina : pour la taille des fruits et sa couleur abricot.

J'espère qu'avec tout ça, la récolte (peut-être pas cette année, mais au moins à partir de l'année prochaine) correspondra aux attentes de mon chef cuistot et qu'elle pourra me concocter quantités de bons desserts.

samedi 15 mars 2014

Sortie le 2 avril de No Gazaran : à voir absolument !



J'ai eu la chance de visionner en avant-première le film No Gazaran de Doris Buttignol et de Carole Menduni, qui sortira en salle le 2 avril 2014.

Comme son nom l'indique, ce documentaire s'intéresse à la question de l'exploitation du gaz de schiste en France et en Europe.

Ce dossier alimente de nombreuses controverses dans le monde entier. En effet, il faut bien se rendre compte que l'époque du pétrole pas cher est terminée. Les industriels du secteur cherchent d'autres énergies et notamment se tournent vers le gaz de schiste et le pétrole de schiste ainsi que vers la production d'Ethane (gaz présent lors de l'extraction qui sert à la fabrication de polymères).



Pour eux, cela semble une aubaine ! Mais c'est sans tenir compte des problèmes pour l'environnement (que ce soit les fuites de méthane qui augmentent l'effet de serre, l'injection de produits source de pollution des nappes phréatiques, la consommation énorme d'eau, les remontées de produits toxiques et radioactifs du sous-sol, ainsi que les risques de tremblement de terre), et du fait que l'exploitation de ces ressources ne durera que 20 à 40 ans au plus. Et je ne parle pas du coût financier élevé des pétroles non conventionnels qui, selon Olivier Appert de l'IFPEN, est de 80 $ le baril, ni du coût énergétique effarant de 2 barils pour en extraire 3 (exemple des sables bitumeux du Canada) !

Les Etats-Unis y ont vu la "poule aux oeufs d'or" pour leur économie sans se préoccuper du reste. Mais les habitants du Dakota, du Montana et de la Pennsylvanie, qui certes ont vu une arrivée massive d'argent dans leurs régions, payent déjà le prix de cette politique.

La France est plus récitante mais les lobbies sont actifs. Aussi les deux réalisatrices de ce documentaire ont décidé de mener une enquête approfondie s’appuyant sur des faits pour nous permettre nous spectateurs, de décrypter les véritables enjeux géostratégiques, environnementaux, financiers et sociétaux du gaz de schiste.

Elles ont rencontré de nombreux acteurs impliqués dans ce dossier : les mouvements d’opposition, les élus locaux, régionaux, européens, les experts juristes, les hydrogéologues, les médecins, les toxicologues, les ingénieurs... etc. Ainsi, grâce à leur colossal travail (condensé en 90 minutes), nous sommes en mesure, après avoir vu ce documentaire et écouté les nombreux témoignages (notamment du Professeur André Picot, toxicologue, de Mr Robert Pili, consultant international en énergies propres et renouvelables, de Mme Michèle Rivasi, Député européen, de maires, de portes-paroles de collectif, d'américains, etc.) de comprendre ce qui se passe vraiment et d'appréhender la gravité des risques.

Voici la bande annonce :



No Gazaran - Teaser par brasseursdecages

Après ce film, nous ne pouvons plus dire, "j'ai laissé faire parce que je ne savais pas".....
Alors allez voir ce film, et emmenez votre famille, vos amis, vos voisins. C'est un dossier trop grave pour le laisser entre les mains des seuls industriels et des politiques !

(source images : film No Gazaran)


Pour aller plus loin...





mercredi 12 mars 2014

Comment protéger les cultures du vent ?

Une de mes buttes est située à un endroit où le vent est important en début de saison. Après, lorsque les feuilles des chênes taillés en têtard ont poussées, et que les tiges des topinambours et hélianthis sont suffisamment grandes pour faire écran, cela va mieux car le vent est filtré par ces élément situés à proximité et arrive donc plus doucement sur la butte.

Cette année, les petits pois et les fèves doivent se retrouver dans cette butte. Or, ceux si étant plantés tôt en saison, il me fallait trouver une solution pour atténuer le vent. J'ai opté pour un tunnel maraîcher ouvert d'un côté afin que la température ne soit pas trop importante sous la bâche.

J'ai utilisé la technique de Jean-Marie Lespinasse, reprise par Jean-Martin Fortier.
Je suis allée dans un magasin de bricolage et j'ai acheté un lot de 10 IRL de 2,40 m de long et de 16 mm de diamètre (tuyau en PVC servant à faire passer des fils électriques), ainsi qu'un lot de 30 clips du même diamètre. J'ai choisi des IRL de 16 mm pour leur souplesse afin de pouvoir les plier facilement et d'une longueur de 2,40 m parce que mes buttes font 1, 20 m de large. J'ai également acheté un rouleau de bâche de chantier de 10 m de long sur 3m de large.


J'ai enfoncé chaque tube d'une vingtaine de centimètres environ dans le sol d'un côté puis de l'autre, en face à face. J'en ai mis un tout les 1, 50 m environ.






Puis, j'ai relié les arceaux entre-eux par des branches de saule.







J'ai semé mes fèves dans l'espace entre les 2 premiers arceaux. Puis à partir du deuxième arceau, j'ai installé mon grillage au centre (pour permettre à mes petits pois demi-nains de grimper), j'ai semé des petits-pois demi-nains Progress et des petits pois nains d'Annonay. J'ai arrosé, puis j'ai recouvert l'ensemble de la bâche.



J'ai laissé ouvert le côté intérieur (à gauche en regardant la maison), protégé du vent. Comme cela la température ne montera pas trop sous la bâche.


Pour fixer tout cela, j'ai utilisé les clips sur les tubes et des épingles à linge sur les branches.


J'ai également disposé des briques sur la partie de la bâche reposant sur la pelouse.


Et voilà le résultat....





lundi 10 mars 2014

Contre les limaces : une arme de destruction massive

Je vous présente ma nouvelle arme de destruction massive contre les limaces :


Et oui, ce sont des canards coureurs indiens.

Il y a quelques années, j'avais vu des vidéos dans lesquelles Emilia Hazelip les utilisait contre les limaces dans ses buttes qui étaient constamment paillées.



LeJardin-dEmilia-2.3 par gordzol


Mais comme dans mes buttes, l'invasion de limaces était encore raisonnable, et que les canards représentent quand même plus de contraintes que les poules, je n'envisageais pas d'en prendre.

Mais l'année dernière, j'ai eu beaucoup de dégâts à cause des limaces (par exemple,j'ai repiqué 5 fois des choux car chaque matin, malgré la sciure et les cendres, ils étaient mangés et j'ai perdu le tiers de mes pieds de courge également, et je ne parle pas des carottes ou des multiples semis de petits pois !). Bref, je commençais à envisager sérieusement d'avoir recours aux canards.

Et là, depuis la mi-février, je m'aperçois qu'il y a déjà énormément de limaces dans les buttes, donc j'ai craqué et la semaine dernière je suis allée chercher des canards. Je les ai trouvés sur le bon coin, évidemment ! C'est normal pour des coin-coin, non ?!



Bref, je vous présente Aglaé, Sidonie (oui, je sais logiquement c'est un cochon mais je n'en avais pas sous la main) pour les femelles blanche et marron. Bon d'accord, cela trahi mon grand âge mais que voulez-vous, c'est le tout premier dessin animé que j'ai vu à la télévision (en noir et blanc à l'époque) étant enfant. Et pour les mâles, nous avons Riri (le gris), Fifi (le fauve à tête noire) et Loulou (le noir et cou blanc). Là c'est un clin d’œil aux Castors Juniors (neveux de Donald) dont le Guide, enfant, a été mon livre de chevet pendant  plusieurs années (et que j'ai gardé d'ailleurs).


Pour le moment, ils n'ont pas l'air d'être attirés par les limaces mais je ne les ai que depuis mercredi alors on verra bien.


vendredi 7 mars 2014

Semaine des alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars 2014



La neuvième édition de la Semaine des alternatives aux pesticides aura lieu du 20 au 30 mars 2014.

Cette opération nationale et internationale, ouverte à tous, composée de plus de 1000 événements, vise à promouvoir les alternatives aux pesticides.

Chacun peut devenir acteur de cette manifestation et organiser un événement en s'inscrivant sur le site http://www.semaine-sans-pesticides.fr/ .

Votre événement peut prendre différentes formes comme par exemple :

  • une conférence
  • un débat
  • un atelier
  • un stand
  • une marche
  • une projection de films
  • une visite
  • une démonstration
  • une exposition
  • une animation pédagogique
  • un repas bio
  • une ferme ouverte
  • un spectacle
  • etc....
Des outils pour bien l'organiser et bien communiquer sont à votre disposition sur le site.

Vous pouvez également retrouver la liste des manifestations sur le site http://www.semaine-sans-pesticides.fr/


mercredi 5 mars 2014

La Camargue est menacée par la montée des eaux



Les climatologues ont constaté une augmentation de 20 cm du niveau des mers au 20 éme siécle et prévoient une montée des eaux de  40 cm (pour les projections les plus optimistes, avec un réchauffement climatique de 1, 5 degré) à 80 cm voire même 1 m (pour les projections les plus pessimistes avec un réchauffement de 4 degré) pour 2100.

Alors 2100, ça paraît loin, mais il faut savoir qu'il y a déjà des conséquences avec ces 20 cms. Des îles du Pacifique ou les Maldives ou risquent de disparaître d'ici 2050. Le Bangladesh a 10 % de son territoire sous le niveau de la mer et pourrait être inondé à 50 % si le niveau augmente d'un mètre.

Chez nous, la Camargue est déjà menacée. Pour vous en parler, je vous propose une vidéo du Ministère du Développement Durable :




lundi 3 mars 2014

Mais arrêtez de bêcher bon sang !

NON !


C'est bientôt le printemps et je vois encore, lors de mes participations à des fêtes des plantes ou des salons du jardinage, de nombreux jardiniers qui veulent bêcher, voire même motoculter leur terrain !

Alors, je dis STOP !


Le labour c'était ce qui était recommandé il y a 20 à 50 ans ! 
Mais, on a enfin compris maintenant que cela faisait du mal au sol et à ses habitants.

En effet, le sol est composé de différentes couches de matières (détritus, humus, eau, argile, limon, sable, gravier, oligo-éléments, roche-mère) et de différents types d'insectes et de micro-organismes.
La couche la plus intéressante au jardin, celle composé d'humus, se situe dans les 5 à 10 premiers centimètres du sol.
Et les différents organismes et micro-organismes, selon leurs espèces, se situent à des profondeur différentes.

Donc lorsque vous bêchez, non seulement vous enfouissez l'humus, mais vous remontez à la surfaces des organismes anaérobies (qui vivent sans air) qui meurent et vous enfouissez des organismes aérobies (qui eux ont besoin d'air ou d'oxygène pour vivre) qui meurent également.
Résultat, vous faites disparaître la faune du sol.

D'ailleurs, il y a environ 6 mois, le vice-président d'une association de jardinage, se plaignait et s'étonnait de la disparition des vers de terre, sauf que quelques minutes avant dans la conversation, il me disait qu'il passait le motoculteur 4 fois par an dans son terrain !

L'argument massue des pro - bêchage est que cela aère la terre ; mais les vers de terre font ça très bien eux-mêmes et n'ont pas besoin de l'intervention du jardinier.

Alors, je veux bien qu'avant, comme on ne connaissait pas tout cela, on bêchait. Moi, même j'avoue, j'ai bêché et j'avais même acheté une micro-bineuse car mon terrain très argileux était très dur à bêcher à la main. Heureusement, comme les micro-bineuses ne passent pas trop profondément, je n'ai pas trop abîmé mon sol.



Mais, lorsque j'ai découvert les travaux de Dominique Soltner et de Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, biologistes du sol, j'ai sauté de joie et j'ai appliqué immédiatement la technique du non-labour ! Fini le bagne ! Oui, je dis le bagne car avec mes gros problèmes d'arthrose, je redoutais cette corvée. Même en utilisant la micro-bineuse, je savais que je passerais 2 nuits sans pratiquement dormir, à cause des douleurs aux bras provoqués par ce travail.


Maintenant, les Bourguignon sont connus et leurs travaux aussi, ainsi que les livres et vidéos de Soltner, alors pourquoi des jardiniers continuent-ils à bêcher ?

Ils sont maso ou quoi ? Car, même pour un jardinier en bonne forme, qu'on ne vienne pas me dire que ce n'est pas une corvée !Alors que ne rien faire ou même, dans les terres lourdes, passer la grelinette ou utiliser la fourche-bêche comme une grelinette (en enfonçant les dents dans le sol puis en effectuant un mouvement de bascule vers l'avant puis vers l'arrière sans sortir la fourche de la terre) est quand même beaucoup plus facile et agréable, non ?

A moins que le fait de massacrer toutes ces petites bébêtes bienfaisantes les réjouissent et leur donnent un sentiment de toute puissance ? Je ne sais pas !

Et le pire, c'est que des associations de jardinage qui ont pignon sur rue, préconisent encore le bêchage et distribuent encore des dépliants le recommandant ! 

Si si je vous assure ! Lors d'un salon du jardinage en fin d'année dernière, j'ai failli tomber à la renverse en découvrant le dépliant, fiche n°13 d'une de ces associations, intitulé : "Bien travailler sa terre". Le slogan de la dernière page est même "Bien travailler sa terre est une des clefs de la réussite au jardin". Affligeant non ! Comment peut-on lire encore en 2014, ce genre d'ineptie ?!!!

Je ne serais pas autant indignée de voir ça (car le plus grave dans l'histoire c'est que cette association forme très très régulièrement des particuliers et des enfants au jardinage urbain !!), je serais tentée de faire de l'humour et de dire qu'ils ont vraiment un train de retard !! (ceux qui auront trouvé de quelle association il s'agit comprendront l'allusion).

Même chose sur de nombreux sites internet, recherchez sur n'importe quel moteur de recherche et vous trouverez de nombreux sites qui préconisent encore le bêchage. C'est incroyable !

Et, je ne parle même pas des jardineries ou des magasins de bricolage qui, eux on le comprend, se moquent éperdument du sol, et ne veulent qu'une chose vous refourguer leur matériel et si possible LE modèle le plus cher !

Alors, réagissez ! Je vous en supplie, mes amis, écoutez quelqu'un qui a bêché dans sa vie et s'est amendée, faites comme moi, repentez-vous et de grâce ne bêchez plus !


(source images 123RF)
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