lundi 30 juin 2014

Le Keyhole est bien rempli

Je vous propose aujourd'hui quelques photos de mon Keyhole Garden. Il est bien rempli, peut-être même un peu trop, mais les plantes poussent tellement facilement à l'intérieur que je suis toujours tentée d'en mettre beaucoup.









En cherchant bien, on peut y trouver :

de la Bourrache 



de l'Amaranthe



des aubergines



des poivrons



des courgettes



des tournesols



 des betteraves



des tomates



des pois chiches



de l'ail et des fraisiers



et même cachées sous les courgettes, des carottes qui commencent à lever. Bref tout ce qu'il faut pour bien se régaler !


vendredi 27 juin 2014

Le cheval revient dans les villes



De nombreuses communes sont maintenant convaincues que le cheval a de nouveau sa place dans la société et peut être utile dans les villes.

Sans parler de l'aspect social, du contact et de la création de lien avec la population, de l'animation, l'aspect économique est intéressant, car en ces temps de restriction budgétaire, l'utilisation du cheval est plus économique que l'utilisation de matériel à essence.

Le cheval peut servir pour :


  • la surveillance de la commune ou de zones naturelles ou touristiques
  • la collecte des déchets
  • le ramassage scolaire
  • le transport de touristes ou de personnes âgées
  • le débardage et le labourage
  • l'entretien de terrains
  • le nettoyage des rues et l'arrosage municipal
  • etc.
La Bretagne est la région qui développe le plus cette coopération avec le cheval et les retours sont positifs. Alors, pourquoi ne pas développer ce partenariat dans toute la France ?



(source image : http://www2.cheval-breton.fr/ )

mercredi 25 juin 2014

Le Solar Decathlon vous connaissez ?



Ce matin, j'étais en train de prendre mon petit déjeuner, tout en écoutant Virginie Garin sur RTL, dans son émission Terre d'innovation. Et là, j'ai dressé l'oreille car elle parlait d'une initiative que j'ai trouvé géniale.
J'ai donc décidé de vous en parler. Il s'agit du Solar Decathlon.

Le but de cette manifestation est, pour 800 compétiteurs de 16 pays, de bâtir une cité solaire, 20 maisons dont la seule énergie sera l'énergie solaire. Cette compétition universitaire internationale, organisée cette année en France, à Versailles, permet de développer la formation et la recherche dans le domaine de l'architecture durable et de l'énergie solaire.

Les maisons seront notées sur 10 critères :
  • Architecture
  • Ingénierie et construction
  • Efficience énergétique
  • Bilan énergétique
  • Confort
  • Équipement et fonctionnement
  • Communication et sensibilisation sociale
  • Projet urbain, mobilité, coût
  • Innovation
  • Durabilité
Si vous passez par Versailles, près du château, avant le 14 juillet, n'hésitez pas à aller visiter le chantier.
Sinon, vous pouvez suivre l'avancée de la construction sur le site http://www.solardecathlon2014.fr/ 

lundi 23 juin 2014

Par quoi remplacer une tondeuse à gazon à essence ou électrique ?

S'il vous reste encore de la pelouse que vous n'avez pas transformé en potager, ou des allées engazonnées, vous devez tondre de temps en temps. Pour éviter de polluer avec votre tondeuse à essence, ou de consommer inutilement de l'énergie nucléaire (75 % de l'énergie électrique étant produite par le nucléaire, votre tondeuse électrique est donc une tondeuse nucléaire) il peut être intéressant de tondre le gazon différemment. Je vous propose 3 solutions.

Selon la surface, on peut choisir une tondeuse à main hélicoïdale.




C'est celle qui donne le plus beau gazon. Elle ne fait pas de bruit, est économique et ne consomme que nos calories (ce qui est toujours utile) mais l'herbe ne doit pas être trop haute sinon il est difficile de l'utiliser.

Si votre herbe est plus haute, vous pouvez utiliser une faux.


C'est rapide, efficace, mais cela demande un peu plus d'huile de coude et une bonne maîtrise de la technique afin de ne pas se détruire le dos. Elle doit également être adaptée à votre morphologie et parfaitement affûtée. Comme une faux n'hache pas l'herbe, vous pouvez plus facilement récupérer celle-ci et la faire sécher pour l'utiliser en foin et/ou en paillage.

Si vous avez un grand terrain, vous pouvez également adopter des tondeuses à 4 pattes et notamment des moutons d'Ouessant.


Ces moutons de petites tailles sont très rustiques. Ils supportent tout type de température, mais n'apprécient pas trop l'humidité. Il faudra donc leur prévoir un abri avec de la paille fraîche et un abreuvoir. Il en faut au
moins deux car ils ont l'habitude de vivre en groupe et détestent la solitude.
Evidemment, ne choisissez cette solution que si vous êtes sûr de pouvoir vous en occuper correctement (eau, nourriture, soins vétérinaires, tonte, etc.)

Personnellement j'ai de moins en moins de pelouse car elle est petit à petit remplacée par des cultures vivrières (potagères et fruitières) qui prennent place dans des carrés de culture ou des buttes. Mais pour l'herbe qui reste, je délaisse de plus en plus souvent la tondeuse à essence pour la tondeuse hélicoïdale ou la faux. Je me serais bien laissée tenter par la solution mouton, mais après renseignements pris auprès d'un éleveur, il est apparu évident que la surface restante ne suffirait pas à nourrir et à rendre heureux un couple de Ouessant, donc j'ai abandonnée l'idée. Mais, si un jour, je peux agrandir mon terrain.....


(source 3éme image : http://www.mouton-ouessant.com/)

vendredi 20 juin 2014

Ortie, prêle, consoude, 3 plantes indispensables en jardinage bio




Depuis trois jours, j'ai une grosse galère avec mon ordinateur et ce matin, je me faisais la réflexion suivante :  "c'est bien dommage que dans cette situation mes plantes fétiches ne peuvent pas me venir en aide !! Pas la moindre infusion ou décoction ou pas le moindre purin n'existe pour réparer mon PC et me permettre d'avoir à nouveau accès à mes au combien, précieuses données. Il faudrait inventer un ordinateur végétal !".

Mais arrêtons les divagations et revenons à ces 3 plantes indispensables à tout bon jardinier.Evidemment ce ne sont pas les seules, mais ce sont celles que j'utilise le plus.


L'ortie :

Attention à ne pas confondre l'ortie avec le lamier blanc (il ne pique pas et sa tige à une forme carré, de plus ses feuilles se font face 2 par deux.)
Ell est riche en azote et en oligo-éléments. C'est un super activateur de croissance mais aussi de compost. Elle est utilisé comme engrais fertilisant mais également comme répulsif contre les pucerons et la mouche de la carotte.
Après s'être occupée des plantes, l'ortie s'occupe aussi du jardinier. En infusion, elle améliore les problèmes d'arthrose et elle est excellente dans de nombreux plats (omelettes, soupes, cakes, tartes, quiches, gratins, sauces, smoothies, etc...)


La prêle :

Peut être la connaissez-vous mieux sous le nom de queue de rat ou queue de renard. Elle est riche en silice et est utilisée comme fongicide. Par exemple, (pour un arrosoir de 10 litres), diluée à 10 % et accompagnée de bicarbonate (1gr par litre) et d'un peu de produit vaisselle (pour faire tenir la préparation sur les feuilles), elle a une action curative lorsque le mildiou commence à apparaître. C'est aussi un insecticide utilisé contre les acariens, les pucerons et le vers du poireau.
Sa richesse en silice a aussi une action bénéfique sur l'arthrose du jardinier, qui peut également utiliser les tiges en remplacement d'un tampon à récurer pour faire sa vaisselle.


La consoude :

Appelée également oreille d'âne, cette 3éme plante est riche en  potasse. Elle est utilisée comme fertilisant et comme activateur de compost. Son avantage c'est qu'on peut s'en servir en purin ou décoction mais aussi directement en mulching. D'ailleurs quand je paille mes pommes de terre, je l'utilise en paillage.
Quant au jardinier, il l'apprécie également en onguent pour les mains ou en cuisine.



mercredi 18 juin 2014

Les fermes verticales sont-elles un réel progrès ?



Pour le 600 ém article de ce blog, je vous propose un extrait du magazine gratuit Pluriel Nature n°108 de Mai/juin 2014. Dans son article Chroniques du potager : Des légumes sur les toits, Eric Birlouez nous parle notamment des fermes "verticales" pour légumes high-tech.

Personnellement, je ne suis pas certaine que ces fermes bourrées de technologies, même si elles ont le mérite d'être situées en ville, soient un réel progrès, mais je vous laisse juge....

"Au Japon, des unités de production de légumes ont déjà été installées dans de nombreuses villes.
Imaginé par un universitaire, le Pr Toyoki Kozaï, le système CPPS (Closed Plant Production System) compte parmi ses clients des restaurants, des centres commerciaux et des particuliers.

A Vancouver (Canada, la société VertiCrop a installé sur le toit d'un parking une serre abritant des bacs de culture empilés verticalement par lots de 24.
La terre est remplacée par un substrat en fibre de coco (culture hydroponique) et les bacs sont mobiles de façon à ce que les plantes captent toujours le maximum de lumière.
le dispositif permet de multiplier par 20 la production de salades au m2 tout en ne nécessitant qu'une quantité limitée d'énergie et d'espace.

A Singapour, deuxième pays le plus densément peuplé du monde, une autre ferme "verticale" commercialise des légumes depuis fin 2012.
Ceux-ci poussent dans des sortes d'étagères superposées formant des tours de 9 mètres de hauteur.
La surface au sol de chaque tour n'est que de 6 m2 mais elle fournit une production équivalente à celle d'une parcelle de 72 m2, avec des besoins en eau et en main-d'oeuvre proportionnellement plus faibles.
Une tonne de légumes sort chaque jour de cette "ferme-usine" à destination des supermarchés locaux. mais leur prix demeure élevé : ces légumes frais coûtent encore 50 % plus cher que lorsqu'ils proviennent d'une ferme traditionnelle."

Peut-être suis-je parano, mais je me dis que le but de ces fermes c'est de faire du profit avant tout, et donc que l'on risque d'y retrouver des OGM, des engrais et pesticides en tout genre, pour que les plantes poussent rapidement, sans terre et sans maladies. Et vous, qu'en pensez-vous ?


(source image Wikipédia)

lundi 16 juin 2014

Pierre-Henri Gouyon nous parle de biodiversité




Pierre-Henri Gouyon, chercheur sur la théorie de l'évolution, nous parle dans cette vidéo de la biodiversité. Je vous recommande cette mini-conférence très intéressante et très agréable à écouter car pleine d'humour. Soyez attentif jusqu'au bout (15 minutes ce n'est pas trop long), car à la fin il nous donne son avis sur la conservation des graines et la réserve mondiale de semences du Svalbard :



Pierre-Henri Gouyon - La biodiversité par les_ernest

(source image eduscol.education.fr)

samedi 14 juin 2014

Transformez votre terrasse en jardin nourricier



Je vous propose de transformer votre terrasse ou votre balcon en petit jardin nourricier. Evidemment, vous n'obtiendrez pas l'autonomie alimentaire avec ça mais cela vous permettra déjà "d'améliorer l'ordinaire" et de manger quelques fruits et légumes produit par vos soins.

Il existe maintenant de nombreux contenants prévus pour cultiver sur une terrasse, comme par exemple les sacs de culture, les jardinières sur pieds, les bacs à réserves d'eau, les tables de culture, etc. Les industriels et les jardineries rivalisent d'imagination et vous proposent une multitude de produits.

Mais des bons vieux pots en terre ou en plastique des objets recyclés (boites, seaux, etc) peuvent aussi bien faire l'affaire.

Pour réussir vos cultures, il existe de nombreuses astuces et des règles à suivre. Voici les principaux ingrédients :


  • un bon substrat
  • un bon apport de nourriture sous forme de purins ou de thé de compost
  • une bonne irrigation
  • ne pas oublier le paillage
Si vous utilisez des bacs à réserve d'eau, ne faites pas comme moi ! J'ai retrouvé 2 belles jardinières à réserve d'eau dans mon sous-sol qui me servaient avant à mettre des géraniums. Il y a un mois, j'ai donc décidé de planter à l'intérieur des poivrons, des piments et des aubergines. Alors que mes autres plantes plantés dans des airpots, des sacs de culture ou de simples pots en plastiques poussent bien, celles en jardinières sont rachitiques. Je me demandais bien pourquoi, et jeudi seulement , je me suis aperçue que les réserves d'eau avaient une fuite !! Donc cet après-midi, je vais devoir rempoter mes 6 plants dans d'autres contenants.











mercredi 11 juin 2014

Poubelle : le tri ne date pas d'hier !



Tout le monde sait que c'est le préfet Eugène Poubelle qui a imposé aux propriétaires d'immeubles parisiens, des contenants dotés d'un couvercle pour mettre leurs déchets, réceptacles qui avec le temps, ont pris le nom de poubelle.

Mais, ce qu'on sait moins, c'est que dés cet arrêté de 1884, le tri était prévu. Un réceptacle était prévu pour les matières organiques, un autre pour les papiers et chiffons et un troisième pour le verre, la faïence et les coquilles d'huître.

A l'heure actuelle, l'objectif du parlement Européen de Bruxelles est de 50 % de réemploi ou recyclage des déchets ménagers, en 2020. En France, la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement du 3 août 2009 fixe l'objectif de recyclage et de valorisation organique des déchets ménagers à 45 % en 2015.

Cela peut paraître ambitieux, mais ça reste encore peu, au vue des 29, 3 millions de tonnes de déchets par an (chiffre gouvernemental 2008) produits par les ménages.

Et je rappelle, pour mémoire, que la meilleure façon de recycler un produit c'est de ne pas le produire !!
Quand on voit les tonnes de marchandises qui sortent des supermarchés, il y a encore du boulot.

Pour vous aider à réduire vos déchets, je vous ai déjà parlé plusieurs fois du livre Zéro déchet de Béa Johnson, qui contient quantités de très bonnes petites actions simples à réaliser.  Même si je ne suis pas d'accord avec toutes ses actions comme par exemple utiliser du bicarbonate pour se laver les cheveux : c'est efficace pour réduire les déchets et ça lave bien, mais on consomme beaucoup plus d'eau qu'habituellement pour se rincer les cheveux (et pourtant j'en ai très peu !). La réduction des déchets dans ce cas est contrebalancée par l'augmentation inutile de la quantité d'eau utilisée. Néanmoins c'est vraiment un livre à lire et surtout à mettre en application.





(source image : poubelle Rixensart - Olnnu)

lundi 9 juin 2014

Comment faucher et faire les foins ?



Au fond de mon jardin, du côté du verger, je laisse un coin sauvage où les herbes folles poussent comme elles l'entendent. Cet endroit est fait pour que les insectes y soient tranquilles. De temps en temps, je dois tout de même faucher cet endroit.

Pour se faire, j'utilise une faux qui me vient de mon grand-père. (oui c'est moi, la grande faucheuse, gare à vous !). Elle est un peu grande pour moi, mais je tiens à utiliser celle-là plutôt qu'une adaptée à ma taille, (de toute façon, avec mes 1,48 m, il me faudrait un modèle enfant ! haahahaa), à cause de sa provenance. Et de plus, l'endroit à faucher est petit. Mais si vous devez faucher une grande parcelle, choisissez un modèle réglable et adaptez-la à votre taille (la poignée du bas doit vous arriver juste au dessus de l'aine et celle du haut doit être située à une coudée (distance de votre coude jusqu'à l'extrémité de votre majeur) de celle du bas).














Après avoir fauché toute cette herbe, j'ai pris trois branches de sapin que j'ai jointe au centre et j'ai déposé l'herbe coupée par dessus, sans tasser. Elle peut ainsi sécher tranquillement sans pourrir et se transformer tout doucement en foin, car elle est bien aérée. J'ai retourné le tas trois fois avant qu'il soit suffisamment sec pour pouvoir être rentré.






Il ne me manque qu'un râteau à faner en bois pour ramasser l'herbe plus facilement et ce sera parfait.




samedi 7 juin 2014

Planète Océan : le nouveau film de Yann Arthus-Bertrand



Je vous propose de visionner le nouveau film de Yann Arthus-Bertrand, Planète Océan :

"Ce film de 90 minutes, réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot, a pour but de changer notre regard sur l'océan. Il nous raconte simplement le plus grand mystère naturel de notre planète. "Grâce à une photographie époustouflante, ce film nous emmène dans un voyage magnifique et inédit au cœur des régions les plus mal connues de notre planète. Ce film raconte les plus merveilleuses comme les plus terrifiantes expériences humaines de notre temps."

Un film à visionner et à montrer au plus grand nombre, comme le désirent leurs auteurs qui ont tenu à autoriser et promouvoir sa diffusion gratuite. Passez cette page à votre famille, vos amis, vos voisins, etc. bref à toutes les personnes que vous connaissez !


mercredi 4 juin 2014

Poulailler : encore une réalisation d'un lecteur du blog

Le mois dernier, j'ai encore eu la chance de recevoir des photos d'un couple de lecteurs du blog qui ont réalisé leur poulailler à partir de mon tutoriel Construction d'un poulailler avec des matériaux de récup.

Jimmy et Enricka ont apporté quelques modifications intéressantes :

  • Les lames du toits sont plus grandes pour éviter l’infiltration d’eau lorsque la pluie tombe en biais,
  • Le toit est prolongé pour améliorer la protection du bois,
  • La porte est plus grande comme celle du poulailler de Sabrina 
  • Le grillage est fixé de l’intérieur,
  • Le plancher est composé de lames espacées avec une bâche plastique amovible, (là dessus je met un petit bémol : attention à ne pas trop espacer les lames, les courants d'air venant du dessous pourraient empêcher les poules de pondre)
  • Une bâche est posée au niveau des charnières du pondoir pour éviter une infiltration d’eau par la fente entre la partie fixe et la partie mobile
I    Bravo à eux ! 
     Il ne leur reste plus que la porte du pondoir à réaliser, et bien sur à adopter des poules !











Pour aller plus loin :



.....

lundi 2 juin 2014

La chasse aux limaces : opération commando !



Cette année la pression des limaces est très forte. Les carabes et les canards coureurs indiens ne s'en sortent pas et n'arrivent pas à juguler la profusion des limaces. J'ai du leur donner un coup de main car ma technique habituellement efficace de mettre de la cendre et de la sciure ne fonctionne pas en ce moment, les nuits étant très humides. Le ramassage journalier sous les planches le matin ne représentait que peu de spécimens, elles devaient se cacher ailleurs. Le purin de fougères a marché 4 à 5 jours mais après les limaces sont revenues, et en très grand nombre.

J'ai donc passé une grande partie des nuits de mercredi à samedi à chasser et récolter des limaces. La production était vraiment énorme. Chaque plante avait "sur le dos", dans ses tiges, ses feuilles ou à proximité 4 à 5 limaces (de toutes tailles et variétés). Je n'avais jamais vu ça ! D'ailleurs, on m'aurait raconté cette histoire, je ne l'aurais pas cru, j'aurais pensé que la personne exagérait !! Il y aurait eu des fruits et/ou des légumes à la place des limaces, j'aurais été fière de ma récolte !

Avant de vous détailler les opérations, je profite de cet article pour tordre le coup à quelques recettes de grand-mère :


  • les cheveux et coquilles d'oeufs n'ont jamais fonctionné chez moi
  • installer des barrières avec des pots en plastique ou des bouteilles bien enfoncées profondément dans la terre, j'ai essayé cette année et j'ai trouvé des limaces dessus et à l'intérieur durant la chasse
  • mettre des déchets végétaux en début de buttes, ok il y a des limaces dessus mais il y en a toujours autant ailleurs. Cela doit être efficace quand il y a très peu de limaces. C'est identique avec les feuilles de fougères en paillage, efficace quand il y en a peu mais inutile lors des grosses attaques..
  • quant à mettre des plantes aromatiques comme la sauge, le thym ou l'hysope pour éloigner les limaces ça me fait bien rire, vu que justement dans ma spirale aromatiques, j'ai trouvé de nombreuses limaces bien installées sur ces différentes plantes ainsi que sur la Cive de St Jacques, la camomille et la sarriette. Il n'y a que l'origan qui ne contenait que très peu de spécimens.


Mais revenons aux détails de l'opération :

- Mercredi 27 mai :

  • 22 h 45 : préparation du matériel : lampes torches, petit récipient de récolte avec couvercle, seau avec couvercle (pour verser à l'intérieur régulièrement le contenu du récipient), vieille pince à épiler (pour les petites limaces difficiles d'accès) et gants de vaisselle (les limaces c'est gluant et ça colle).




  • 23 h : départ pour la chasse
  • de 23 h 01 à 2 h 30 : inspection minutieuse des buttes, de la serre, des carrés de culture, du keyhole et de la spirale d'aromatiques et récolte de centaines de limaces et escargots

- Jeudi 28 mai :
  • 22 h 30 : récupération du matériel et départ pour la chasse
  • 22 h 35 à 1 h 40 : inspection et récolte (légèrement moins importante)

- Samedi 30 mai :
  • 1 h 15 : récupération du matériel et départ pour la chasse
  • 1 h 17 à 3 H 30 : inspection et récolte (encore importante mais plus de "grosses")

Voilà le résultat de la récolte pour une nuit :






Après la récolte, j'ai organisé dans la journée un banquet pour les poules et les canards. Ils se sont bien régalés !

Pour compléter cette opération commando, achat et installation (la mort dans l'âme) d'un dispositif FERRAMOL samedi après-midi.

Pourquoi la mort dans l'âme puisque le Ferramol est utilisable en bio me direz- vous ? Simplement parce que si c'est trop efficace, cela va déséquilibrer mon écosystème puisque les carabes n'auront plus rien à manger et risquent de partir ailleurs.

Une petite parenthèse en parlant de ce produit, je vous rappelle que ce n'est pas parce qu'il est utilisable en bio que vous pouvez en mettre des tonnes. La dose par mètre carré est de 5 gr soit une cuillère à café ou le creux de votre main. On doit à peine voir les grains, si on les voit bien c'est déjà que vous en avez mis de trop !

Cela a l'air de fonctionner pour le moment, mais en cas de forte pluie, je crains que l'opération commando soit à renouveler.







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