mercredi 30 novembre 2016

Un temps pour tout



Quand semer telle plante ? Quand planter tel légume ? Faut-il suivre les indications du sachet, celles du voisin ou du dernier livre à la mode ?

Pas toujours évident de savoir définir le meilleur moment pour planter ou semer. Bien sûr, on peut tenir compte des indications écrites sur les emballages. Mais ces informations correspondent à des moyennes, celles des livres également.

Or, rien qu'en France, il existe 5 zones de climat (parfois subdivisés en sous-zones) :

  • océanique
  • semi-océanique (appelé aussi océanique dégradé)
  • continental
  • montagnard
  • méditerranéen


Les températures peuvent grandement varier selon ces différents climats et l'arrivée des saisons aussi.

Et les changements climatiques viennent perturber encore plus les données.

Il peut donc être intéressant pour le jardinier permaculteur de tenir un carnet de BioTime, qui lui permet, d'après ses propres observations, de connaître précisément en fonction de sa localité, les rythmes des saisons.

L'observation de la nature est un des piliers de la permaculture. L'enregistrement des événements et des motifs nous conduit a un plus grand sentiment d'intimité avec les plantes dans son jardin, le microclimat de sa région et de son propre jardin et nous rend plus conscients des différentes espèces et leurs habitudes chaque année.

Il ne reste plus ensuite qu'à tenir compte (ou pas) de la lune pour planter ou semer au meilleur moment.

Prenons l'exemple des pommes de terre : chez moi,  je plante la majeure partie de celles-ci quand les fleurs de lilas sont en boutons.
Les haricots ? Ils sont semés quand les cerises de mon cerisier Montmorrency commencent à rosir.
Les pissenlits sont en fleurs ? On attaque les semis en pleine terre sous voile. etc.


Comment tenir ce carnet ? 

Vous pouvez prendre un carnet et chaque jour sur une feuille ou une demi-feuille noter vos observations ou vous contenter d'annoter les pages de votre agenda ou de votre calendrier de semis. Ainsi d'année en année vous aurez des tendances qui vont se dégager et vous saurez plus précisément quoi faire et à quel moment.


(source image : http://hmf.enseeiht.fr/travaux/CD0809/bei/beiere/groupe3/node/101)

lundi 28 novembre 2016

Une école où l'on apprend le jardinage en plus des maths et du français : Caminando

Une école où l'on apprend le jardinage en plus des maths et du français : Caminando

Je vous invite aujourd'hui à découvrir une école primaire pas comme les autres où l'on apprend, en plus des savoirs académiques obligatoires, le jardinage , la cuisine, etc. Les petits habitants de la Drôme ont bien de la chance...


samedi 26 novembre 2016

Zoom sur le ver de terre et le crapaud : 2 mal-aimés pourtant indispensables au jardin



Je vous propose un petit film muet, en noir et blanc, datant de 1920 qui faisait la promotion de 2 mal-aimées au jardin : le ver de terre et le crapaud.

On redécouvre à l'heure actuelle l'intérêt très bénéfique de ces 2 espèces qui sont enfin réhabilitées.

Le jardinier bio et/ou permaculteur sait très bien que ces espèces font partie des auxiliaires indispensables au jardin et il favorise leur implantation et leur multiplication.

Mais déjà en 1920 on connaissait (certainement moins précisément que maintenant) leur rôle biologique très important.


mercredi 23 novembre 2016

Comment transformer des pots en terre cassés en magnifiques décors




Avec la tempête d'hier et d'avant hier, j'ai eu des pots en terre qui sont tombés et certains se sont cassés.
Oui, j'avoue, je m'étais contenté pour le moment de les empiler à l'extérieur et je ne les avais pas encore rangés dans le garage. Ca m'apprendra !
Comme les petits morceaux sont utiles au fond des pots, j'ai cassé en très petits morceaux ceux qui étaient abîmés, sans réfléchir.

Et une heure après, je me suis souvenu que l'on pouvait utiliser ces pots cassés pour faire de féeriques décors, des jardins miniatures. Les anglophones appellent ça des Fairy Garden.
Un mélange de terreau, de compost et de sable, du gravier, des cailloux, des petits branchages, quelques plantes, ou arbres miniatures, les pots cassés et leurs morceaux et le tour est joué !

Comme j'ai une belle collection de sedum et de plantes succulentes (notamment des Joubardes), des fougères, etc. cela aurait été parfait ! Je me serais bien giflé mais ça n'aurait rien changé, il était trop tard ! Il n'est pas question pour moi bien évidemment de casser intentionnellement des pots en terre, ils sont trop utiles au jardin ! Je m'en veux déjà assez de ne pas avoir rentré avant ceux que j'avais !

Pour me consoler, je suis allée voir sur le net quelques réalisations. Et, pour vous éviter de faire la même erreur que moi, et vous inspirer si vous vous retrouvez dans cette situation, je vous propose une sélection de quelques-unes des photos (celles que j'ai préféré).


 (source Sue Matyszak)


(source Susie Morgan Wilburn)


(source Sarah Wynne)


(source Kelli Voss)


(source Chigiy)


(source naturework.com)


(source wohlundtoll.com)


(source Rebecca Snyder) 



(source hm-decor.com)



lundi 21 novembre 2016

Les précautions à prendre avant la cueillette de plantes sauvages


Je vous propose une vidéo qui détaille les risques et donc les précautions à prendre lorsque l'on veut cueillir des plantes sauvages comestibles :

........

samedi 19 novembre 2016

L'importance du compost et du mulch pour de belles récoltes

L'importance du compost et du mulch pour de belles récoltes


Lorsque le jardin est récent ou que la terre a été lessivée par les pluies ou compactée, la couche d'humus est souvent très faible. Or c'est cet humus et la faune du sol qui va structurer la terre. Il va donner du corps aux terres sableuses et alléger les terres argileuses, tout en nourrissant le sol.




Le compost est composé :
- de matières organiques riches en azote, en oligo-éléments et en carbone,
- de micro-organismes.

Pour réaliser un bon compost, il faut au moins 50 % de matière carbonée (matière brune sèche) pour 50 % de matière azotée (matière verte, humide). L'idéal étant 40 % de carbone pour 60 % d'azote.





Pour pousser et offrir de belles récoltes, certaines plantes ont besoin d'un sol composé plutôt de champignons alors que d'autres ont besoin d'un sol avec plus de bactéries. Or le compost, par sa matière azotée favorise les bactéries, alors que sa partie carbonée favorise les champignons.
Il est donc parfait pour toutes les plantes.

En le déposant sur le sol de son potager à l'automne, il sert d'amendement et va nourrir la terre et la protéger du gel. Mais pour éviter que tous les nutriments soient lessivés avec les pluies, il faut le recouvrir de mulch.

L'automne et le début de l'hiver sont donc des périodes fastes pour le compost. Non seulement on l'utilise pour amender le sol, mais on va pouvoir également récupérer un tas de matériaux qui vont nous servir à préparer un nouveau compost.

C'est la période :
- où l'on nettoie et arrache les plantes fanées, que l'on va mettre au compost,
- où l'on coupe des branches mortes que l'on peut broyer et intégrer au compost pour l'apport en lignine (attention ce n'est pas du brf puisqu'ici ce ne sont pas de jeunes rameaux, mais du bois mort, sec ou pourri)
- et où l'on effectue les dernières tontes que l'on va mettre aussi au compost (mélangées à des matières carbonées comme des feuilles).




C'est également une période où l'on peut ramasser ou récupérer (en forêt ou dans le voisinage) quantité de feuilles que l'on va pouvoir mettre au compost (accompagnés de déchets azotés, verts). Mais, on va pouvoir également les stocker s'il y en a beaucoup pour les incorporer aux déchets verts, tout au long de l'année. On peut aussi réaliser un compost composé exclusivement de feuilles à condition de les broyer avant (pour éviter de former des plaques qui pourriraient au lieu de se décomposer. Et, enfin et surtout elles vont nous permettre de mulcher tout le jardin afin de former une couverture par-dessus le compost que l'on aura étalé. Cette couverture supplémentaire protégera le sol du lessivage et du gel.




Ce mulch de feuilles facilitera le travail de la faune du sol (insectes, champignons, bactéries) et se mélangera au compost pour fabriquer l'humus du sol.
Ce mulch empêche l'érosion, la formation d'une croûte (sur les sols argileux), empêche l'eau de ruisseler, mais lui permet au contraire de s'infiltrer doucement dans le sol.






Si vous habitez près de la mer, vous pouvez aussi utiliser des algues (après un rinçage rapide à l'eau de pluie) comme mulch ou directement dans le compost, car elles sont riches en oligo-éléments).




N'hésitez pas à mettre de bonne couche de mulch (jusqu'à 30 cm) car elle va diminuer en se décomposant durant l'hiver. Il ne vous restera plus au printemps qu'à retirer le reste de cette couche de mulch et à la mettre au compost, afin de laisser la terre se réchauffer. Puis, d'ajouter un peu de compost aux endroits où la couche d'humus ne vous paraît pas encore suffisante et de réaliser les premiers semis.

Vous pouvez également réaliser un compostage de surface, en laissant directement vos déchets au sol. Ils se décomposent ainsi tout en servant également de mulch.  Mais, en hiver l'activité de la faune du sol est réduite donc ils se décomposeront moins vite en cette saison.

Alors, foncez ! Ramassez tous les déchets que vous trouvez à composter ou à mulcher.


mercredi 16 novembre 2016

Pour Noël offrez des livres !

Bientôt les fêtes de fin d'année. Si vous ne savez pas quoi offrir aux jardiniers de votre famille ou aux personnes qui ont envie de se mettre au jardinage, je vous rappelle que vous pouvez leur offrir mes livres en version papier, dont notamment :

- le dernier : Un exemple de permaculture urbaine dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie



Depuis 10 ans, j'expérimente ce mode de culture et cette philosophie de vie qu’est la permaculture. j'ai lu, relu et assimilé les enseignements des pionniers ; testé, re-testé encore et encore et adapté à mon environnement leurs méthodes. Ce livre est le reflet de mon exemple personnel. Il a été conçu un peu comme un guide complet de conception d’un lieu en permaculture (Design). Vous y retrouvez donc les grands domaines et principes à prendre en compte et les façons de penser la permaculture. J'y détaille mon parcours, donne des pistes, des méthodes, des trucs et astuces. Mon écosystème est situé dans une zone périurbaine, dans le Nord de la France et nous permet d’être autonome en fruits et légumes, toute l’année. Cela prouve que les grands principes de permaculture peuvent être mis en œuvre partout, pas seulement sur de grands terrains, en pleine campagne. Vous pourrez facilement adapter tous les éléments et les différents conseils de ce livre à votre propre situation. Car, même si en permaculture, ce qui fonctionne parfaitement à un endroit, à tel moment donné, ne sera peut-être pas aussi efficace ailleurs, les principes sont les mêmes. Seule la façon de les mettre en place dépend du lieu, de l’existant. En vous inspirant de mon exemple, vous trouverez des clés pour créer et mettre en place VOTRE propre Design en permaculture.


- pour ceux qui veulent se convertir au jardinage bio : Mon jardin devient bio : comment passer d'un jardinage conventionnel à un jardinage biologique ?



17 millions de Français jardinent pendant leur temps libre et 10 millions de Français ont un potager. 
Et parmi ces Français, bien peu jardinent bio. 4,5 millions de tonnes de pesticides ont été utilisés par les jardiniers amateurs en 2012 ! 
Pourtant, de nombreuses personnes ont envie de jardiner de manière biologique, de transformer leur jardin traditionnel en jardin bio, mais elles ne savent pas comment faire. 
Ce n’est pas toujours évident après avoir utilisé des produits chimiques pendant des années, de savoir s’en passer. Certains, pleins de bonnes volontés, essaient mais leurs résultats ne sont pas toujours au rendez-vous, ils ne comprennent pas pourquoi et ils se découragent rapidement et reprennent vite leurs vieilles habitudes.
Dans ce livre, je vous montre comment transformer votre jardin en jardin biologique. 
Il ne suffit pas de décréter que vous allez éliminer les engrais ou les pesticides chimiques. Vous devez complètement repenser votre façon de jardiner.  Avec ce livre, vous serez accompagné pas-à-pas. Vous apprendrez :
- à jardiner naturellement, sans pesticides ni produits chimiques,
- à soigner votre sol,
- à découvrir les nombreux "amis" qui sont là pour vous aider,
- à favoriser leur venue et à les chouchouter,
- à faire moins d'efforts et à réfléchir plus,
- à faire des associations et des mélanges,
- à privilégier la prévention,
- à intervenir à bon escient.
Vous apprendrez également de nombreux gestes écolos et bien d'autres choses encore....





Que diriez-vous de bénéficier, à chaque saison, de légumes et de fruits sains, cultivés sans pesticides et autres engrais chimiques ? Que diriez-vous de cultiver facilement vos propres produits, en faisant de grosses économies sur votre budget alimentation ? Que vous soyez débutant ou non, cet ouvrage pratique, très complet, vous donne les outils pour : bien débuter, réussir un beau jardin, éviter de nombreuses erreurs, prendre soin de votre terre et de vos plantes, récolter de bons produits et les conserver. Vous apprendrez comment atteindre l'autonomie alimentaire. Vous serez fier de votre beau jardin et surtout des produits naturels, bons pour votre santé, que vous aurez ainsi obtenus.


Profitez des journées froides et pluvieuses pour lire ses livres ainsi dés les premiers beaux jours, il ne vous restera plus qu'à appliquer les conseils et astuces que vous aurez appris pour avoir un jardin dont vous serez fier.



lundi 14 novembre 2016

Un épervier dans l'enclos des poules



En voulant porter à manger aux poules, j'ai eu la surprise de voir un épervier dans leur enclos. Il était en train de manger une tourterelle qu'il avait attrapé. Ce n'est pas la première fois qu'il en vient un (ou une) pour se nourrir de pigeon ou de tourterelle dans le jardin, mais c'est la première fois qu'il s'installe dans l'enclos des poules.

J'ai pris de nombreuses photos mais la majeure partie sont inexploitables, trop flous car je devais prendre les photos de très loin pour ne pas l'effrayer.








C'est flou mais on le distingue quand même en train de manger :








Avec le nombre de tourterelles présentes dans le jardin, je pense que l'épervier va conserver notre adresse pour ses prochains repas !









samedi 12 novembre 2016

Les plantes à cultiver en pots... et un secret




Pas de jardin, seulement un balcon, un appui de fenêtre ou une terrasse ? Plus de place dans le jardin.

Voici une liste de plantes que j'aime cultiver en pots ou en jardinière :

- de nombreuses aromatiques se cultivent facilement en pots :
  • basilic
  • thym
  • épazote
  • ciboule chinoise
  • ciboule indienne
  • ciboulette
  • verveine
  • menthe
  • persil
  • etc.
- les moutardes japonaises Mizuna

- l'oseille épinard

- les blettes

- les piments et poivrons

- les tomates cerise

- les fraises

- le céleri branche

- les poire-melon.


L'année prochaine je vais tester le chou Kale.












Mon secret pour que les plantes se sentent bien et que les racines puissent respirer ?

Des pots en terre ou encore mieux des pots Air pot. Voilà mon secret (connu par les professionnels, utilisé notamment par de nombreux horticulteurs anglais, mais jalousement gardé). L'Air pot est LE pot idéal pour des cultures en pot, il permet de garantir le développement d'1 chignon racinaire sain (les racines ne s'enroulent pas à l'intérieur du pot) et de maximiser l'aération. En plastique recyclé, ils sont solides et durent longtemps : j'utilise les miens depuis de nombreuses années sans problème.


Et vous, que cultivez-vous en pot ? 
(vous pouvez répondre dans les commentaires).

mercredi 9 novembre 2016

Laissez des tournesols dans le jardin pour les oiseaux



Je coupe les grosses têtes de tournesol pour récupérer les graines pour nous manger mais aussi pour les poules et les canards.

Je laisse toujours les petites têtes pour les oiseaux l'hiver.

Cette semaine un Verdier d'Europe (apparemment une femelle) est venue se servir.






Son bec costaud lui permet de décortiquer facilement les graines.













lundi 7 novembre 2016

Connaissez-vous la phénoculture ?




Qu'est-ce que ce nouveau mot me direz-vous ? Eh bien, c'est celui inventé par Didier Helmstetter pour désigner la permaculture sur couche permanente de foin.

Ce foin, en paillage, apporte non seulement des nutriments aux légumes mais également à la faune du sol, protège le sol contre les aléas climatiques et évite la levée de plantes indésirables.

De plus, le foin est, en général, cultivé de manière naturelle, sans ajouts de pesticides contrairement à la paille (qu'il est très difficile et onéreux de trouver en bio).

Il vous explique sa technique dans cette vidéo :







(source image :  La récolte du foin, Sussex (Nouveau Brunswick) de William Hind)

samedi 5 novembre 2016

Balade au terril d'Haillicourt



Samedi dernier nous sommes allées à la chasse aux champignons autour du terril d'Haillicourt.






Bruno Jacquin nous avait proposé de nous emmener pour trouver des champignons (merci à lui). Nous avons accepté car nous ne connaissons que les espèces que nous avons dans le jardin et il est toujours intéressant d'apprendre de nouvelles choses.





Nous avons donc, grâce à lui, trouvé des bolets rudes (il nous a montré à quoi cela ressemblait) ainsi que des pommes sauvages. Sur les terrils il y a de nombreux pommiers, car les mineurs avaient pour habitude de jeter au fond les trognons des pommes qu'ils mangeaient. Lors de la remontée du charbon, ceux-ci se retrouvaient dans les berlines puis étaient ensuite jetés sur le terril avec les résidus miniers (schistes, débris rocheux).






Bien évidemment, nous avons laissé de côté les variétés inconnues :










La récolte n'a pas été exceptionnelle mais ce fût une bien belle balade.





Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...